SCREAM FOR ME ZURICH !
Ce sont souvent les petits détails qui permettent de recadrer
la perception d'un événement mais surtout qui renseignent
énormément sur celui-ci.
![]()
Steve Harris : la grande classe
Le baillement de Adrian Smith (et son analyse)
Au milieu du concert, Adrian Smith asssure la rythmique quand, tout
d'un coup, il se met à bailler. Si le baillement était assez
suprenant, c'était surtout sa tentative de leurrer le public
qui m'amusait. Au fait, il s'est laissé aller à bailler quand
il a
remarqué qu'il était sur scène devant plus de
25'000 spectateurs. Dès qu'il prit conscience de son automatisme,
il fit semblant de pousser un cri barbare à la fin du baillement,
comme pour le dissimuler et faire croire au public qu'en guise de baillement,
c'était un cri d'enthousiasme.
Adrian Smith avant son baillement....
Le pétage de plomb de Bruce Dickinson
La performance de Bruce Dickinson était bonne. On ne peut pas
dire qu'elle était remarquable étant donné qu'à
l'image d'Adrian Smith, il semblait accuser le coup de la succession
de concerts (à lire entre les lignes : de l'âge !). Il a mis
3 ou 4 chansons pour véritablement entrer dans le concert tandis
que la sono ne portait pas assez sa voix. En fait, il a fallu un pétage
de plomb pour qu'il soit digne de son excellence et qu'il retrouve sa fougue
d'antan. Et voilà que Bruce qui prend à partie le public
: "Metal isn't and will Neeeeeever be fucking fashionable !". Applaudissement
de la foule. Il enchaîne :
"I don't care if we're a band for boys or girls....you're the proof
that Metal is still alive !".Voilà qui a le mérite d'être
clair et qui encouragera les Médias à considérer le
Metal comme une musique un peu plus..."politiquement correct".
Bruce Dickinson sur "The Trooper"
Le public
En principe, je n'ai rien contre le pogot. Mais quand le pogot devient
un alibi pour se défouler sur les autres et susciter des bastons,
je vois une limite à la pratique du pogot. Vous me suivez ?
![]()
Janick Gers (4 jours avant qu'il ne tombe de scène et qu'il soit hospitalisé) face au public du Hallenstadium. Et oui, le Metal n'est pas mort !
Le décor et les costumes
Pas mal du tout. Bon, on est loin de la tournée de Powerslave
mais c'était pas mal. J'ai particulièrement apprécié
cette espèce de sangle à laquelle s'accrochait Bruce pour
transiter d'un podium à l'autre. Dans le canton de Vaud, il
existe un endroit de détente appelé "le signal de Bougie"
où il existe des bouées accrochées à un cable
qui servent de "téléphérique" pour les petits enfants.
Et bien, c'était un peu le même jouet. Une autre question
me vient à l'esprit : "Mais où Bruce trouve-t-il ces frocs
immondes ?". C'est fois-ci, il nous a fait le coup des frocs en cuir avec
lanières déchiquetées et superposées sur le
frinque de la mort. Heureusement que le ridicule ne tue pas !
![]()
Le décor de "Brave New World"
RESUME
Même si nos lascards semblaient quelque peu éprouvés,
c'est un concert de grande qualité auquel j'ai assisté. Les
titres
choisis se prêtaient très bien à la tournée
"The Clansman, The Evil That Men Do, The Number Of the Beast, The Sign
Of The Cross, Sanctuary, Hallowed Be Thy Name, Blood Brothers, The Trooper"
etc... Les décors étaient okay, la sono de bonne qualité
(mise à part qu'on devait tendre l'oreille pour discerner les solos
de Dave Murray sur les 4 premiers morceaux) et l'ambiance sympa malgré
les habituels abrutis de service.
Up The Irons !