Nuit du 5 avril 1998, Boyce, Louisiane, USA : une vache de 3 ans est retrouvée mutilée. Ses parties génitales ont été découpées et – étonnamment – il n’y a nulle trace de sang autour de la carcasse. Selon les indices, l’animal ne s’est pasLES CHIRURGIENS
DES PLAINESPAR FABRICE BONVIN
Cet incident, bien qu’insolite, n’est pas isolé : les chiffres font état de 2000 cas de ce genre par année aux Etats-Unis* (2).
Les rapports de mutilations animales émanent du globe entier, les pays les plus touchés étant le Mexique, Panama, Puerto Rico, le Brésil, l’Angleterre, la France, l’Allemagne, la Suède, l’Australie, le Japon, les îles Canaries, le Canada et – principalement - les Etats-Unis.
Une mutilation classique se présente ainsi : un mammifère est retrouvé avec des organes manquants (langue, parties génitales, anus, yeux) ayant été enlevés «d’une manière chirurgicale» (dans certains cas, on nota une précision à l’échelle cellulaire, c’est-à-dire qu’aucun dommage n’a été occasionné à la cellule au cours du prélèvement) ; de plus, le corps est vidé de son sang et les organes internes sont retrouvés en bouillie (3). Une précision importante : dans 90 % des cas, les parties sexuelles sont enlevées (4).
D’autres éléments étranges viennent se greffer sur cette étrange mosaïque : les découpages sont symétriques, le bord des plaies est lisse et on signale une absence totale d’enlèvement de chairs. Encore plus énigmatique : les cadavres des animaux mutilés sont ignorés de la faune locale qui ne vient pas se nourrir dessus. Normalement, lorsqu’un bovin meurt dans un pâturage de cause naturelle, sa carcasse est nettoyée jusqu’aux os dans un laps de temps situé entre 24 et 72 heures selon les lieux, les activités humaines environnantes, le climat, etc…(5)
Dans la plupart des cas, aucune trace au sol (empreintes de pas, traces de pneus) n’est relevée. De plus, les témoins, quand ils ne sont pas inexistants, sont extrêmement rares. Quant aux suspects, s’il existait de fortes présomptions, cet article n’existerait pas !
Confrontés à ces événements, la police locale, les experts (vétérinaires d’Etat et privés) ainsi que les paysans affichent une grande perplexité devant l’étrangeté de ces crimes, les motifs et les moyens employés par les mutilateurs.
Concernant les vétérinaires, nombre d’entre eux ont décidé de ne pas parler des mutilations en public : le sujet – comme nous allons le voir - est à controverse et à interprétations subjectives. Le corollaire étant la peur du ridicule vis-à-vis des collègues de la branche.
Ce mutisme s’explique, d’une part, par le fait que des apparitions d’OVNIs et/ou de mystérieux hélicoptères soient rapportées juste avant, pendant ou après l’acte de mutilation et que, d’autre part, les vétérinaires se trouvent face à des crimes pour lesquels les explications rationnellement et scientifiquement acceptables font cruellement défaut.
*A noter que dans de nombreux cas, les mutilations ne sont pas rapportées en raison des coûts financiers directs des autopsies, les examens en laboratoire, la peur des paysans d’être ridiculisés par la communauté, et la mentalité de celle-ci qui cultive l’indépendance et le fait de n’avoir aucun compte à rendre à personne. Notons encore tous ceux qui ne désirent pas attirer l’attention sur leur cas.
La distribution statistique des types d’organes excisés par les mutilateurs de même que le silence des vétérinaires sont révélateurs de la singularité du phénomène. Le sondage suivant en est l’illustration :
Une enquête menée en 1996 par NIDS (National Institute for Discovery Science), afin d’établir l’incidence et la prévalence des mutilations animales aux Etats-Unis, a consisté en l’envoi de 3'849 lettres accompagnées de questionnaires à des vétérinaires spécialisés dans l’espèce bovine.
Seuls 199 questionnaires ont été retournés, soit
4,91 %, ce qui est très faible.
Sur les 92 cas de mutilations rapportées (cf. tableau), dans seulement 11 cas (11,95 %), une autopsie et une interprétation des découvertes pathologiques furent menées. Là encore, les résultats penchent pour un investissement minimal des vétérinaires pour élucider les causes des mutilations animales. Les examens en laboratoires ont été réalisés lors de 7 cas (7,60 %). Ici, ce sont les considérations financières qui entrent en jeu. Enfin, les enquêtes officielles ont été menées dans 28 cas (30,43 %).Illustration du nombre de cas d’animaux
mutilés rapportés par Etat (cf. tableau ci-dessus)
Toujours selon cette enquête, la distribution des organes manquants
est la suivante :
Organes/tissus excisés Nbre de cas Pourcentage
Muscles mâchoire infér. 21
22.82%
Langue
39 42.39%
Yeux
54 58.69%
Oreilles
13 14.13%
Tétines
45 48.91%
Mamelles
48 52.17%
Vagins
70 76.08%
Rectum
70 76.08%
Pénis/testicules
8 8.69%
Lèvres
6 6.52%
Ongles
1 1.08%
Autres organes
4 4.34%
Etonnamment, la fameuse précision chirurgicale n’a été rapportée que dans 4 cas (4,34 %). Et la disparition d’animaux dans 5 cas (5,43 %).
Pour en finir avec ce tour d’horizon des particularités de l’approche
officielle du phénomène et de celles qui lui sont intrinsèques,
j’aimerais ajouter que les incidents ne touchent pas de fermes particulières
et que les animaux concernés par cette boucherie sont surtout des
vaches âgées de quatre à cinq ans d’une part et des
génisses de moins d’un an, d’autre part, avec une prépondérance
pour les races Hereford ou Charlee. On remarquera encore que les mystérieux
chirurgiens, qui sont capables de faire des découpes sur de gros
bétail aussi lisses et nettes que celles faites avec un instrument
chirurgical, ne le font pas sur des moutons. Cela semblerait indiquer qu’ils
ont jeté leur dévolu sur un type d’animal bien précis
: la race bovine.
LES PREMIERES MUTILATIONS ANIMALES ET L’ENQUETE DU FBI
Dans de nombreux pays, le folklore local ou régional décrit une constante dans le comportement des créatures parahumaines : il semblerait que le vol de bétail soit une pratique courante, d’ailleurs elle arrive en troisième position derrière les vols d’enfants et de jeunes gens (surtout de jeunes filles).
Pour ne prendre qu’un exemple, en Suisse, les nains locaux (les Kobolds, les Servants, etc., selon les cantons) exigeaient une contrepartie en produits laitiers pour permettre au bétail des éleveurs de paître en des lieux réputés dangereux pour les bêtes (6).
Il semblerait donc que le bétail, dès lors son exploitation par les humains, devienne la cible d’attaques par des forces surnaturelles et occultes.
C’est ainsi que la première vague de mutilation de bétail touche les Etats de Pennsylvanie et du Kansas en 1967. Le 1er cas rapporté est celui d’un cheval étalon âgé de 3 ans d’Alamosa, Colorado retrouvé mutilé le 9 septembre 1967 près du ranch de Harry King, le frère de la propriétaire dudit animal, Nellie Lewis. Le cheval, élevé au rang de martyr et initialement appelé «Lady», est rebaptisé «Snippy» par les passionnés de ce genre d’affaire, surnom qui donne une idée de l’état de l’animal au moment de sa découverte (7). Le mari de Nellie, Berle, commente l’augmentation soudaine de l’activité OVNI qui a accompagné la mutilation de son cheval : «On voit quelque chose – je ne dirai pas ce que c’est – chaque nuit».
Ce n’est que six années plus tard que la presse se fait l’écho de forfaits du même type : C’est à partir du deuxième semestre de 1973 que l’on entend parler pour la première fois des mutilations animales. Le Minnesota, le Missouri et le Kansas sont les premiers Etats touchés.
En 1974, c’est au tour de l’Oklahoma, du Texas, du Sud-Dakota et du Nebraska de constater les dégâts. Dans ce dernier Etat, plus précisément dans le conté de Madison, au moins 5 bovins furent mutilés. Dans chaque cas, les parties génitales sont excisées et des OVNIs rapportés dans la région. Un témoin, Harold Kester, décrit un objet volant comme celui-ci : «il était muni de lumières vertes de chaque côté avec une luminescence par dessus». Par la suite, une trentaine d’Etats sont concernés (8), principalement du Midwest. Pendant une période de deux ans (1975-77) dans deux comtés du Colorado, on ne dénombre pas moins de 200 rapports (9).
Alors que l’affaire est encore au stade embryonnaire, éleveurs et policiers pensent avoir affaire à des maniaques sexuels ou encore à des sectes sataniques. Mais l’absence de traces de pas ou de roues de véhicules remet sérieusement en question cette explication bien trop simpliste vu la complexité des circonstances (10).
Confrontées à une véritable énigme et exaspérées par ces crimes restés impunis, les autorités tentent – maladroitement – de réagir : l’une des premières enquêtes officielles sérieuses sur les mutilations est conduite par le Bureau d’Enquête du Colorado (CBI), suivant une vague de cas en 1975. Le CBI examine plus de 200 rapports et conclue que la plupart des mutilations sont tout simplement l’œuvre de prédateurs. Dans quelques cas, on rapporte des coups de couteaux que le CBI interprète comme des «copycats» commis par des gens cherchant à provoquer une hystérie dans la population (11).
Cette conclusion est très mal accueillie par les éleveurs et les policiers chargés des enquêtes car de nombreux indices – comme nous le verrons plus loin – élimine catégoriquement l’hypothèse des prédateurs.
Entre-temps, comme s’il nargue les autorités, le massacre continue
: entre 1973 et 1985, on estime à 10'000 le nombre de bêtes
mutilées dans des circonstances hautement étranges.
Le 29 août 1975, Floyd K. Haskell, Sénateur du Colorado, rédige une lettre à l’attention de l’agent spécial Théodore P. Rosack, du bureau du FBI de Denver, Colorado. Il sollicite une enquête de la part de la police d’Etat sur les mutilations, afin de résoudre l’affaire une fois pour toute.
Quelques extraits :
«Au moins 130 cas uniquement pour le Colorado ont été rapportés aux autorités et le CBI (Colorado Bureau of Investigation) a vérifié que de tels incidents sont à déplorer depuis deux ans dans 9 Etats». Il ajoute : «Les ranchers du Colorado sont effrayés…». Plus loin : « Dans le conté de Morgan, des rapports ont mis en évidence la présence d’hélicoptères impliqués dans les mutilations et l’intimidation de témoins».
«Frustrés par les enquêtes infructueuses, les ranchers se sont armés pour protéger leur bétail ainsi que leurs familles. Il est clair que quelque chose doit être entrepris avant qu’il y ait de graves incidents» s’alarme-t-il.
Mais le FBI, pour des raisons qui m’échappe, ne daigne pas se mouiller dans cette mystérieuse affaire jusqu’au milieu de 1978, période à laquelle, un rancher, Manuel S. Gomez, du conté de Rio Arriba, Nouveau-Mexique, exaspéré de subir des pertes, contacte le Sénateur de son Etat, Harrison Schmitt pour solliciter une enquête.
Le 10 juillet 1978, Schmitt écrit au Chef de Police d’Etat, Martin E.Vigil afin d’obtenir des rapports de police. Fin octobre 1978, Schmitt se retrouve en possession de nombreux rapports (dont les stupéfiants compte-rendus du Policier Gabe Valdez) et, bouleversé par les événements, fait par de ses préoccupations à l’Attorney General du Département de la Justice, Griffin B. Bell.
Finalement, le 2 mars 1979, l’assistant de l’Attorney General, Philip Heymann envoit ses lignes au FBI : «Il est exigé du FBI qu’il conduise une enquête sur les mutilations qui ont touché le territoire indien du Nouveau-Mexique».
C’est ainsi que le FBI est définitivement impliqué dans l’enquête.
Un mois plus tard, l’affaire est menée devant le Congrès, quand le Sénateur Harrison Schmitt convoque une conférence exceptionnelle à Albuquerque afin d’identifier les causes. Cette initiative, loin d’avoir réglé le problème, constitue un tournant dans l’histoire de cette énigme car elle attire définitivement l’attention des autorités sur la question (12).
En 1980 paraît à la TV un documentaire intitulé «A Strange Harvest» produit par une journaliste de télévision et ancienne Miss Idaho, Linda Moulton Howe.
Cette enquête – actuellement en vente en vidéo K7 - est fortement critiquée – notamment par Daniel Kagan et Ian Summers, auteurs de «Mute Evidence» - pour manque de professionnalisme. Les critiques accusent notamment la productrice de citer les documents frauduleux du MJ-12 comme preuve d’un cover-up. Malgré ces accusations, elle demeure la personne qui a le plus populariser cette affaire, notamment en rédigeant plusieurs bouquins sur le sujet. Et Howe, au début des années 80, d’affirmer : «quiconque est derrière ces agissements possède un budget énorme et des ressources incroyables. Donc, il s’agit soit du gouvernement, soit des corporations, soit des extraterrestres» (13).
Entre temps, le FBI charge une équipe d’enquêteurs professionnels, fonctionnaires d’Etat, de faire la lumière sur les cas de mutilations d’animaux se produisant au Nouveau-Mexique sur le territoire indien. La direction de la commission est attribuée à Kenneth, M. Rommel chapeautée par le Bureau du District Attorney du Premier District Judiciaire, à Espanola. Ce projet, baptisé «Operation Animal Mutilation» est financé par l’autorisation de subvention numéro 79-D-5-2-S accordée par la L.E.A.A. du Ministère de la Justice. Le budget est de 44'170 US$ (14).
Protagoniste incontournable de l’histoire des mutilations de bétail, Rommel possède une personnalité bien caricaturale, de la lignée structurelle névrotique obsessionnelle : il est donc peu porté sur l’humour et son discours est spécialement «administratif», chargé de formules toutes faites au profit du seul point de vue fonctionnel, du général et du banal.
Physiquement parlant, il est du genre «armoire à glace». Rien de plus normal pour un ex-agent du FBI (28 ans de service) spécialisé dans le contre-espionnage et la criminalité. C’est un type clean, portant jogging et basket de tennis. Cette année, il souffle ses 74 bougies (15).
Ainsi, en mai 1979, Rommel nous concocte son enquête qui s’étale sur une année. Dans son rapport, il énumère les objectifs :
1. déterminer la fiabilité des informations sur les mutilations
de bétail
2. déterminer les causes des mutilations, spécialement
celles rapportées au Nouveau-Mexique.
3. Déterminer si les mutilations constituent un réel
problème pour le respect des lois
4. Si c’est le cas, déterminer la portée du problème
et offrir des recommandations pour résoudre le problème (16)
Durant l’enquête, il inspecte personnellement les carcasses de 25 animaux pour lesquelles les propriétaires affirment qu’elles ont été mutilées. Pour chacune d’entre elles, il rapporte que tout «indique que la carcasse a été attaquée par des prédateurs». Il surenchérit : «Pas une seule source crédible qui diffère de mes conclusions n’a été identifiée et pas une seule preuve est à même d’altérer mes conclusions».
Le quotidien Rio Grande Sun, dans plusieurs éditions de Juillet 1979, donne la parole à des sources confidentielles exprimant leur insatisfaction à l’égard dont Rommel conduit son enquête : «Les personnes qui se sont entretenues avec Kenneth Rommel se plaignent qu’il est «brusque» ou qu’il ne prend pas en compte les idées ou les rapports sérieusement».
Curieusement, les massacres se raréfie et finissent par s’arrêter alors que Rommel enquête sur les réserves indiennes. Par conséquent, Smith décide, le 15 janvier 1980, de mettre un terme à l’enquête.
A la conférence de presse précédant la divulgation du rapport de 297 pages, Rommel annonce que les mutilations qu’il inspecta «comme tout le reste, peuvent être attribuées à Mère Nature».
Récemment, il remarqua : «Le problème, c’est
que vous avez des Ranchers qui voient quelque chose qu’ils n’ont encore
jamais observé ; vous avez des agents de police même pas capables
de retrouver leurs propres voitures de service qui affirment «on
dirait de la chirurgie par laser» et vous avez des journalistes qui
raffolent de ce genre d’histoire et qui les propagent» (17).
Photo numéro 3 tirée du rapport de Rommel
concernant un cas datant du 21 Juin 1979
Rapidement, les voix s’élèvent contre les conclusions
de Rommel en raison de leur inadéquation avec les observations sur
le terrain. Tout d’abord, les résections sont trop précises,
quasiment chirurgicales. Ensuite, les prédateurs s’attaquent
d’abord aux viscères, digestifs notamment, avant de consommer les
masses musculaires. Les parties génitales ne présentent pas
un attrait nutritif ni primordial. Or, dans 99 % des cas de mutilation,
les viscères sont présents dans les carcasses, et dans 100
% les masses musculaires sont intactes. Dans quelques cas, la langue du
bovin fut prélevée à la base, chose impossible à
accomplir par les prédateurs (18).
Une étude de deux experts en animaux prédateurs, financée
notamment par le Texas Agricultural Extension Service, confirme qu’«il
n’existe aucun animal prédateur au monde ayant la capacité
de faire des lésions aussi rectilignes ni aussi lisses que celles
pouvant être réalisées avec un instrument tranchant
très affuté tel que : couteau, ciseau, scalpel, rasoir, etc.
Les animaux prédateurs n’ont ni les moyens physiques, ni l’intelligence
pour agir de cette manière.
Quand un animal prédateur se nourrit sur une carcasse de
gros mammifère mort de maladie ou tué de main humaine, il
commence par déchirer l’abdomen pour avoir accès aux viscères
puis entame les masses musculaires. Il n’a aucune attraction particulière
pour les organes sexuels, la zone rectale, les oreilles, les babines.
…Selon les cas, une carcasse est généralement dévorée dans les 12 à 48 heures après la mort de la victime. Cela dépend de nombreux facteurs : abondance des espèces, distance de présences humaines, climat et température, etc…»
Jean Sider, dans son excellent ouvrage «Ultra Top-Secret», donne son avis sur le travail et les conclusions de Rommel :
«Il en résume la plus grande partie dans un style acerbe, constitué d’affirmations péremptoires, de jugements définitifs, voire nuancés quand la dépouille a été vue par trop de monde. Il se fie essentiellement aux vétérinaires d’Etat ayant prêté leur concours à son «investigation » lorsqu’il y a un problème relevant des sciences vétérinaires».
Howe commente : «Je crois qu’il a été payé pour étouffer les causes réelles de ces mutilations» (19).
Espérant réduire l’inquiétude et la panique dans la population et jonglant entre la réduction et la simplification, l’enquête a également permis de clore définitivement le dossier…en tout cas du côté des autorités.
Cette photo à elle seule détruit la thèse officielle :
il est impossible pour un prédateur de faire une découpe pareille
La thèse des prédateurs ne résistant pas à
l’analyse, des hypothèses substitutives ont été envisagées.
Ce sont celles-ci que je vais évaluer successivement :
1. L’hypothèse des cultes sataniques
2. L’hypothèse du projet secret gouvernemental
impliquant des tests d’armes chimiques
3. L’hypothèse de l’hystérie collective
4. L’hypothèse extraterrestre
1. L’HYPOTHESE DES CULTES SATANIQUES
Cette hypothèse a le vent en poupe alors que le phénomène n’est qu’à son balbutiement. En effet, les adorateurs de Satan sont les premiers désignés lors de la vague de mutilations de 1974-1975. Les victimes des mutilations accusent publiquement les Satanistes de prélever les organes sexuels des bovins pour les rituels. Cependant, avec l’observation de nouveaux patterns du phénomène et l’absence de suspects satanistes, cette hypothèse s’avéra irrecevable. Les raisons suivantes motivent ce constat :
1. la précision des coupes ne peut pas être l’œuvre d’individus se munissant de couteaux pour sectionner les parties génitales des animaux ; il s’agirait alors d’utiliser des lasers dont on sait qu’ils sont difficilement transportables, car extrêmement lourds. De plus, les lasers médicaux actuels coupent très lentement et ne sont pas évidents à manipuler. Pas très pratique dans une opération minutée… ;
2. Le nombre élevé de mutilation (environ 2'000 par année) et de régions concernées séparées de trop grandes distances nécessiteraient une organisation gigantesque ;
3. L’absence totale de traces qui serait uniquement rendue possible avec l’utilisation d’hélicoptères. Le coût d’acquisition d’un tel engin est d’environ 175'000 US$, sans compter celui d’un équipement de vision nocturne.
Bref, l’investissement financier mis en œuvre pour mener de telles opérations
dans le plus grand secret est faramineux. Toutes ces contraintes pécuniaires
et matérielles ajoutées à l’absence de suspects éliminent
catégoriquement cette hypothèse. Suite à une vague
de mutilations qui frappa la Floride en 1996-97, le Lieutenant Buck DeCoteau
de la Police de Palm Bay s’est intéressé à cette piste
: «Ils sacrifient régulièrement des poulets, des
chèvres ou des porcs». Il ajoute : «Mais du bétail
au milieu d’un pâturage, c’est nouveau. Le bétail est difficilement
manipulable»(20).
2. L’HYPOTHESE DU PROJET SECRET GOUVERNEMENTAL IMPLIQUANT DES TESTS D’ARMES CHIMIQUES
Cette supposition a l’avantage de prendre en compte les apparitions
d’hélicoptères signalées lors des opérations
de mutilations animales et les injections constatées dans de nombreux
bovins qui seraient alors employés dans le cadre de recherche biologique
de virus. Elle rendrait également plausible les importants moyens
utilisés et l’étendue géographique dans laquelle sont
rapportées les mutilations. Seulement, comme je vais vous le démontrer,
cette hypothèse est peu recevable.
LES AGENTS CHIMIQUES
Tout d’abord, des résultats d’analyse des bovins mutilés ont mis en évidence une injection de chaînes de bactéries de Clostridium. Dans une enquête datant des années 70 sur le matériel de guerre bactériologique, le Sénateur Franck Church détermine que la CIA a stocké des récipients entiers de cette bactérie (21).
Ensuite, dans une majorité de cas, une analyse des organes et des tissus des mammifères décédés montre la présence de drogue tranquillisante, telle l’atropine (22).
Selon une enquête récente (décembre 1996) de la Division des Enquêtes criminelles de Fort Pierce, Floride, des tissus et des échantillons sanguins d’animaux mutilés ont été envoyés à un laboratoire d’Etat pour analyses. En utilisant la chromatographie (analyse (identification ou dosage) des constituants d'un mélange, fondée sur leur adsorption sélective par des solides pulvérulents ou leur partage en présence de phases liquides ou gazeuses), les scientifiques identifièrent trois substances étranges dans le foie et le sang : de la Furaltadone (agent anti-bactérie), de l’acétate oxipronolol (un beta blocker) et de l’Amfetaminil (une drogue psychotropique). L’analyse des animaux n’a pas montré de signes d’injections intraveineuse (23).
Dans certains cas, un pathologiste du Colorado, le Dr. John Altshuler, a noté des lésions sur le tissu des mammifères qui font fortement penser à une surchauffe de celui-ci. Un changement dans le collagène et l’hémoglobine à proximité de l’excision a également été constaté par ce pathologiste du Colorado.
Cette enquête confirme ce que certains enquêteurs suspectaient déjà : un instrument diffusant une source de chaleur est utilisé. Cela expliquerait qu’aucune trace de sang n’est trouvée sur les animaux ni dans leur entourage (24).
Dans le cadre de la série de mutilations de bétail perpétrée en Floride en 1996 et sur la base d’un protocole développé par Linda Howe, Barton et d’autres ranchers ont envoyés des échantillons d’herbes à Levengood pour évaluation à Grass Lake, Michigan. Levengood est un ancien membre de faculté à l’Institut de Science et de Technologie de Michigan.
Levengood rapporte son étude sur les échantillon d’herbe récoltés à proximité des sites de mutilations à des distances graduées des carcasses. Nonante pourcent de ces échantillons, conclue-t-il, montre une altération importante de la mitochondrie (Biol.Organite cytoplasmique de la cellule, de 0,5 mm de large et 2 à 5 mm de long, qui synthétise l'adénosine triphospha1te utilisée comme source d'énergie..). Plus l’herbe prélevée est proche de l’animal, plus l’altération est forte.
«On observe plusieurs indications d’un dommage causé par des micro-ondes. Les mitochondries sont elles-mêmes brûlées. On ignore comment cela s’est produit» explique Levengood.
Levengood ne s’est pas intéressé aux tissus bovins, mais les résultats d’autres chercheurs, comme ceux de Altshuler, l’ont amené à désavouer le terme «mutilation».
«La mutilation implique le déchirement et l’arrachage.
D’une manière évidente, ce n’est pas ce que l’on observe
ici» précise-t-il. «Ce sont des excisions. C’est du
boulot précis. C’est hautement étrange et très intéressant»
(25).
LES BLACK HELICOPTERS
Des hélicoptères peints en noir et sans marques d’identification ont souvent été observés à proximité des sites de mutilations animales. Ces engins appelés «black helicopters» outre-atlantique seraient la propriété du gouvernement américain et s’engageraient dans des missions clandestines.
Les apparitions de Black Helicopters ont commencé en 1971. Surtout
rapportés aux Etats-Unis, ils ont également été
signalés évoluant au-dessus des crop-circles en Europe, durant
la guerre du Golf ou dans la région sud de Denver, Colorado en 1995.
Dans ce dernier cas, ils survolaient la ville à 23h00, à
01h00 et encore à 03h00 du matin à raison de trois à
quatre fois par semaine. Pour les officiels – à en croire, par exemple,
le Major Shawn Flora de Buckley AFB, interviewé par des journalistes
de Channel 4 lors d’une émission du 14 février 1995, ces
hélicoptères n’existent pas !
Image d’un Black Helicopter filmé en Arizona en 1995
Ainsi, de 1971 à 1985, les hélicoptères sont
régulièrement signalés à proximité des
sites de mutilations – avant, pendant ou après que ces crimes soient
commis.
Durant les années 90, les manifestations des blacks helicopters se sont multipliées. Ces dernières années, ils ont même survolé les agglomérations importantes, telle Denver, Colorado. Dans certains cas, les témoins ont rapporté qu’ils sprayaient les zones rurales et urbaines d’agents chimiques qui décimèrent cultures et bétail (26).
Dans le cadre des mutilations qui touchèrent Albertville en février 1993, Jole Strawn, un rancher, affirme avoir aperçu des hélicoptères atterrirent sur le plancher des vaches une nuit. Il a organisé un réseau de victimes et affirme qu’il est en mesure d’identifier trois types d’hélicoptères impliqués dans les mutilations, dont le UH-60 Blackhawk et le Agusta Bell 212 (27).
De nombreux mammifères mutilés ont été retrouvés avec des peintures fluorescentes afin d’aider à l’identification dans le noir. Il est probable que le bétail soit repéré à l’avance, puis marqué d’une quelconque manière, afin que les mutilateurs opérant de nuit la plupart du temps, puissent repérer leurs proies (28).
Les bêtes mutilées présentent toutes des marques corporelles ressemblant à celles qu’aurait pu faire un filin qui aurait servi à soulever les bestiaux, dont une meurtrissure particulière faite autour d’une patte. De plus, le poil est comme attaché sur le corps par bandes verticales bien précises, et la même patte est généralement brisée. Il y a donc des indicateurs que l’animal, après avoir été soulevé à une hauteur considérable, avait été relâché (29).
Donc, il semble évident que des hélicoptères soient utilisés !
Et ce n’est pas Ted Oliphant qui dirait le contraire ! Policier de Fyffe, Alabama, il a enquêté sur les mutilations de plus de 35 animaux sur une période de 8 mois (d’octobre 1992 à mai 1993). Il rapporte que dans des cas se rapportant aux Etats d’Alabama (1993 et 1994), Californie (1996) et Floride (1997), des produits pharmaceutiques furent localisés dans le sang des bovins : de la barbiturique, des anti-coagulants, des amphétamines synthétiques et encore d’autres substances. Ces drogues ne sont pas destinées aux vétérinaires, mais aux humains.
Cet enquêteur explique également qu’en 1993, il eut la
possibilité d’espionner des hélicoptères Chinook dans
la région (Sand Mountain) menant, semblerait-il, des opérations
clandestines. Ces engins se dirigeaient vers la base de Fort Campbell,
Kentucky.
Un hélicoptère Chinook
Selon lui, il y a de fortes chances que la 101st Airborne Division
de Maxwell AFB, Alabama soit impliquée dans les mutilations de bétail
(30).
Une note interne du FBI du 16 février 1979, de Forrest S. Putman, un agent spécial du FBI basé à Albuquerque à l’attention de Washington, corrobore ces allégations :
«…les animaux ont été injectés d’une drogue paralysante et le sang a été vidé de l’animal après l’injection d’un anti-coagulant. Il semble que dans certains cas les jambes de l’animal ont été cassées et que des hélicoptères sans marques d’identifications furent signalés dans les environs de ces mutilations…»
Putman poursuit : «Valdez (NdA : un policier chargé d’enquête au Nouveau-Mexique et précurseur en la matière) est absolument convaincu que ces mutilations sont l’œuvre du gouvernement américain et qu’une opération clandestine de la CIA ou du Département de l’Energie est liée à des recherches de guerre biologique. Il justifie son opinion par le fait que le Los Alamos Scientific Laboratory a tout fait pour camoufler certains faits» (31).
Bien que toutes ces données vont dans le sens de la confirmation de l’hypothèse du projet secret, il y a des données qui la mette rudement à l’épreuve.
Premièrement, l’absence de sang dans l’animal souvent rapportée (une vache contient environ 12 à 16 litres de sang) complique singulièrement la question : afin de vider le sang d’une vache complètement, il faudrait lui couper la gorge, la retourner pendant que le cœur soit toujours entrain de pomper (désolé pour nos amis défenseurs des animaux…). Une opération qui prend du temps…
Deuxièmement, les animaux mutilés sont apparemment balancés depuis les airs (ce qui explique également l’absence de traces). On mentionne des cas où le mammifère est retrouvé sur le sommet d’une mont quasiment inaccessible. L’animal est apparemment capturé, mutilé et balancé par dessus bord, pas nécessairement du point où il a été capturée. Il semblerait que les mutilateurs ne prêtent pas attention à l’endroit où est déposée la carcasse. C’est tout simplement impensable pour une agence gouvernementale qui souhaite opérer dans la clandestinité ! Pourquoi ne pas embarquer la carcasse et s’en débarrasser à un endroit plus discret ? Pourquoi l’agence ne se procure-t-elle pas ses propres bovins au lieu de prendre tous ces risques inutiles ? De plus, depuis 1988, l’homme produit des clones de bovidés ! (32)
Troisièmement, le phénomène des mutilations datant de 1967, comment concevoir un projet s’étalant sur plus de 30 ans avec autant de moyens et de risques entrepris ?
Quatrièmement, bien que les lasers aient été produits au début des années 60, ceux-ci n’étaient pas capable de produire une telle précision dans les excisions rapportées, par exemple, en 1967 (cf. le cas de Lady). Cette remarque nous renvoie à l’hypothèse extraterrestre que nous évaluerons plus loin.
Là encore, cette hypothèse peine à convaincre…
3. L’HYPOTHESE DE L’HYSTERIE COLLECTIVE
Cette supposition part du principe que quelques cas de mutilations sont rapportés chaque année pour être montés en épingle par les journalistes avides de sensationnel, créant ainsi une psychose pour des éleveurs possédant des bêtes qui ne sont pas assurées et dont la valeur unitaire est estimée à environ 800 US$.
Les défenseurs de cette thèse font preuve d’une totale méconnaissance du dossier. On l’a vu : quand ce ne sont pas les ranchers qui se montrent peu enclins à faire état des pertes de bétail, ce sont les enquêteurs officiels qui étouffent l’affaire. Sans compter les vétérinaires, qui , soucieux de leur image de marque, n’osent pas aborder le sujet, du moins en public…
Si l’est vraiment question d’hystérie, elle ne se cantonne pas uniquement aux USA car, je le rappelle, le phénomène est mondial et l’Europe n’est pas épargnée. Sachant que les médias font une impasse quasi totale sur le sujet (à quelques exceptions près, voir ci-après) en Europe, on est donc en présence d’une hystérie se propageant d’une manière très originale ! Concernant les mutilations en Europe, j’en veux pour preuve :
Août 1994, à Bodmin Moor près de Launceston, Angleterre, un veau est retrouvé sans trace de sang, avec la gorge coupée, le museau enlevé de «manière chirurgicale» selon Malcom Delaida, qui rapporte le cas dans le périodique «Farmers Weekly» du 14 Octobre 1994.
Le 10 Octobre 1994, l’incontournable BILD se penche sur les mutilations de bétail en rapportant les centaines de chevaux retrouvés avec des excisions en Allemagne, Angleterre, Norvège, Suède et Finlande. De nombreuses bêtes ont survécu à ces attaques et certains sont décédés. Le magasine rapporte le cas de quatre chevaux qui ont survécu aux mutilateurs près de Bahrenbostel-Holzhausen, une communauté paysanne à Diepholz, Allemagne.
D’ailleurs, n’importe quel sociologue sait très bien que de telles
hystéries ne peuvent pas durer 30 ans. C’est quelques mois à
tout casser.
4. L’HYPOTHESE EXTRATERRESTRE
Comme je l’ai fait remarquer plus haut, les mutilations sont souvent accompagnées d’observations d’OVNIs. Dans certains cas, d’étranges traces au sol près du cadavre de l’animal sont signalées dans les enquêtes de police (par exemple, le cas du 24 mai 1978 du policier Valdez).
Dans d’autres cas, les Aliens sont carrément observés en train d’enlever le bétail : dans son documentaire datant de 1989 «Alien Life Forms», Linda Howe interviewe les membres d’une communauté qui affirme avoir aperçu des Aliens s’engager dans une activité d’enlèvement d’animaux. Le compte-rendu le plus impressionnant émane de Ron et Paula Watson de Mount Vernon, Missouri. En juillet 1993, alors qu’ils se relaxent sur la véranda, ils remarquent quelque chose d’anormal dans le pré. Se munissant de jumelles, ils voient d’abord une vache couchée sur le côté, comme paralysée. A proximité s’agitent deux êtres vêtus de gris avec de grosses têtes blanches. Une des entités lève les bras, ce qui fait instantanément monter le mammifère dans les airs qui s’engouffre alors dans un OVNI en forme de cône. Puis, l’engin se propulse et disparaît.
A Houston, Texas, en mai 1973, Judy Doraty subit un enlèvement à bord d’OVNI. En 1980, le Dr. Léo Sprinkle, de l’Université du Wyoming, avec l’accord de Doraty, entreprend une régression hypnotique. Voici une extrait de la transcription de la séance d’hypnose :
Dr. Sprinkle : «Pouvez-vous me décrire ce que voyez ?»
J. Doraty : «Je m’élève…Je peux voir un animal enlevé à bord (de l’OVNI)…on l’amène dans une sorte de chambre et ça me donne des nausées en voyant comment il l’excise. C’est fait très rapidement, mais le veau ne meurt pas immédiatement. Son cœur n’est pas retiré…et je vois le veau redescendre à terre…et il ne bouge plus…»
Dr. Sprinkle : «Comment s’est coupé ?»
J. Doraty : «…avec des instruments…c’est comme un couteau…et il y a comme des aiguilles attachés aux tissus (du veau) ou des sondes avec des tubes connectées à celles-ci. Ils font la même chose avec les organes génitaux et les yeux».
Plus récemment, le 13 décembre 1993 à 22h00, Christopher O’Brien, journaliste dans le Colorado du Sud, reçoit un coup de fil d’une résidente de Crestone qui rapporte l’observation d’un «objet blanc brillant» ayant chuté sur le sol vers Baca, au nord de Hooper. Le lendemain, un taureau est retrouvé mutilé sur la propriété de Dale et Clarence Vigil dans le comté de Costilla. En plus de la précision chirurgicale est rapportée la présence de branches cassés au sol qui appartiennent à l’arbre situé au-dessus de la carcasse. Sur les branches de l’arbre (à 4 mètres de haut), on signale des poils ainsi que du sang comme si l’animal avait été balancé depuis les airs (33).
Quel serait la motivation des Extraterrestres pour ce genre d’exercice macabre ? John Lear affirmait que les extraterrestres (EBE), responsables des mutilations animales, ont un dysfonctionnement génétique détruisant leur système digestive. Ainsi, afin de s’alimenter, ils ont recours aux enzymes récupérés sur les bovins ou encore, sur les…humains.
Sur les humains ? Eh oui, il semblerait que les mutilateurs font également subir leurs sévices à de malheureux êtres humains. Un rapport très bien documenté et à la crédibilité irréprochable nous vient du Brésil :
Près du lac artificiel de Guarapiranga non loin de Sao Paulo, Brésil où l’on rapporte de nombreuses apparitions d’OVNIs, est retrouvé le 29 septembre 1988 le corps nu et affreusement mutilé d’un homme d’une quarantaine d’années. Ce cadavre est identifié mais la famille demanda que son anonymat soit préservé. En 1994, l’ufologue Encarnacion Garcia, enquêteur sur les mutilations de bétail au Brésil, prend connaissance des clichés, du dossier de l’enquête policière ainsi que du rapport d’autopsie établi par le docteur Cuenca. Et les similitudes entre les blessures infligées à cet homme et celles du bétail dépecé sautent aux yeux de l’ufologue.
Retrouvé 48 heures après la mort, le corps ne présente aucun signe de putréfaction ou d’attaques par les prédateurs et ne dégage aucune odeur.
Les joues et les lèvres ont été précisément
découpées, la langue sectionnée, les yeux et les oreilles
enlevés. L’absence de toute trace de sang semble indiquer qu’on
a opéré à l’aide d’un instrument cautérisant
par la chaleur, du genre laser. On note également la présence
de perforations circulaires, d’un diamètre variant entre 3 et 4,5
centimètres visibles sur les bras, les épaules et les jambes.
Se trouve également un trou net de 4,5 centimètres à
l’emplacement du nombril. Les testicules ont été extraits
avec la même précision chirurgicale. Quant à l’anus,
il a été excisé suivant une large ellipse de 8,5 centimètres
sur 17.
On relève aussi l’ablation de quasiment tous les organes internes,
sans doute extraits par les orifices pratiqués (34).
Le rapport d’autopsie déclare : «On constate l’ablation de tissus sur une grande partie de la face et du cou de la victime… Il y a aussi l’extraction des tissus oculaires, des yeux, des organes auditifs internes et externes. La langue et plusieurs autres muscles ont également été extraits».
Par exemple, une des photos montre clairement les trous symétriques dans le bras par lequel les muscles ont été extirpés. Même constat pour la poitrine où un trou a permis de retirer des organes.
D’ailleurs, la police a immédiatement fait remarquer que les perforations n’ont pas été produites par des balles tirées d’une arme à feu.
La photo 3 est un zoom de la face gauche de la victime. On voit que l’oreille a été excisée très précisément comme le rapport le précise.
Les similitudes avec les mutilations sont frappantes : même technique précise, mêmes organes découpés et même mépris pour le cadavre.
Existe-t-il des précédents ? Malheureusement. La police brésilienne affirme qu’au moins une douzaine de cas similaires à celui de Guarapiranga se sont produits dans le passé. Aux Etats-Unis, un bon exemple est le cas du Sergent Jonathan Louette stationné à White Sands Missile Test Range en 1956. Son corps mutilé a été retrouvé trois jours plus tard, après qu’un Major de l’Air Force ait aperçu l’enlèvement de son collègue par un objet «en forme de disque». Là encore, les similitudes avec le cadavre de Guarapiranga sont frappantes : les parties génitales, les yeux et le rectum de Louette ont été excisées avec la même précision chirurgicale (35).
De nombreux éleveurs de bétail, policiers, enquêteurs privés ou encore spécialistes de la question sont convaincus que les OVNIs sont responsables de cette boucherie. Un autre argument vient soutenir leur thèse : bien que les lasers aient été produits au début des années 60, ils n’étaient pas capable de produire une telle précision dans les excisions rapportées, par exemple, en 1967 (cf. le cas de Lady).
Si l’on reconnaît que l’incapacité des autres hypothèses à expliquer le phénomène rend la thèse E.T. séduisante et la renforce, on avoue qu’elle demeure la seule à pouvoir rendre compte de ces incidents, en expliquant l’absurde par l’absurde...
Comment expliquer que l’intelligence derrière les OVNIs soit capable de nous berner depuis plus de 50 ans (et bien plus…) et de prouesse technologique ahurissante, mais serait dans l’incapacité de cloner la chaîne ADN d’un SEUL bovin afin d’éviter la prise de risques inhérents aux enlèvements de bovins (gaspillage de temps, de ressources et expositions aux risques en continuant les massacres) ?
Sont-ils arriérés en génétique ou veulent-ils, encore une fois (et est-ce vraiment nécessaire) attirer l’attention sur eux ? Veulent-ils nous conduire sur de fausses pistes ? Pourquoi ces massacres ?
On l’a vu, l’hypothèse des tests chimiques, celles des cultes sataniques et de l’hystérie collective ne résistent pas à l’analyse. Le paranormal intervient dès lors que le rationnel ne suffit plus à expliquer.
Pourtant, certaines constatations sont considérées comme acquises :
Oui, des hélicoptères non-identifiés sont impliqués
dans les mutilations
Oui, des OVNIs sont repérés lors des massacres
Oui, des substances pharmaceutiques sont localisées dans les
dépouilles
Oui, les mutilateurs n’ont aucun égard pour la vie et exposent
les carcasses comme des trophées
Des trophées qui ont l’allure d’une énigme posée par les mutilateurs. Cette attitude démontre – en tout cas – qu’ils ne nous prennent pas pour des imbéciles, tant que l’énigme est difficile à résoudre…
Le 20 avril 1979, une conférence organisée par le FBI donne l’occasion à David Perkins, Directeur du Département de Recherche à la Libre School de Farasita, Colorado de présenter ses recherches sur un sujet pour lequel «il n’a jamais rencontré un tel défi» note le rapport du FBI. Il termine son exposé par la phrase suivante (36) :
«La seule chose qui est sensée dans cette affaire,
c’est qu’elle est complètement insensée».
Et 20 ans après, même constat tandis que les mutilations de bétail et son ballet de Black Helicopters continuent à défier notre compréhension :
Le lundi 20 Juillet 1998, quatre bovins mutilés sont retrouvés près de St. Johns, Arizona (3'294 habitants), une ville se situant à 216 kilomètres à l’est de Flagstaff. Les bovins sont retrouvés exsangues, manquant les yeux et les langues des quatre mammifères. Les coyotes et les vautours n’ont pas approché les cadavres (37).
Le dimanche 3 mai 1998, une vache mutilée est recouvrée à 16 kilomètres au sud-est de Questa, Nouveau Mexique. L’animal, duquel manquent les yeux et la langue, est déjà décédé depuis plusieurs jours (38).
Février 1998, une vache est retrouvée morte et mutilée à la ferme de George Giersch près de Dawson Creek, British Columbia, Canada. Giersch trouve le mammifère «baignant dans son sang avec sa langue en moins». Il ajoute que l’incision est «trop précise pour être l’œuvre d’un prédateur». Aucune trace de pas ou de véhicules n’est remarquée dans la neige. A la suite de suggestions de l’enquêteur local, Giersch laisse la carcasse de la vache in situ. «Aucun animal ne s’approcha de celle-ci jusqu’au cinquième jour, lorsque des oiseaux commencèrent à s’y attaquer. C’est louche. C’est bourré de coyotes ici» (39).
Dans la nuit du 8 février 1999, plus d’une douzaine de black
helicopters ont survolé Kingsville, Texas, une petite ville située
à environ 80 kilomètres au sud-est de Corpus Christi. Les
appareils se sont ensuite posés afin que des soldats en tenue de
combat puissent mener à bien un exercice d’infiltration ordonné
par l’U.S. Army Special Operations Command dont le nom de code est «Operation
Last Dance» (40).
SOURCES
1. «Cow Found Mutilated In Central Louisiana», UFO RoundUp,
Volume 3, Numéro 18, 3 Mai 1998.
2. Onet, E. George, D.V.M., Ph. D., Animal Mutilations : What
we know
3. Elliston, Jon, Who snipped snippy? Are ETs snatching farmers' livestock
and mutilating them?
4. Sider, Jean, Ultra Top-Secret, Ces OVNIs qui font peur, Editions
Axis Mundi, 1990
5. Ibid.
6. Sider Jean, Ovnis : Dossier Secret, Editions du Rocher, 1994
7. Elliston, Jon, Who snipped snippy? Are ETs snatching farmers' livestock
and mutilating them?
8. Sider, Jean, Ultra Top-Secret, Ces OVNIs qui font peur, Editions
Axis Mundi, 1990
9. Onet, E. George, D.V.M., Ph. D., Animal Mutilations : What
we know
10. Sider, Jean, Ultra Top-Secret, Ces OVNIs qui font peur, Editions
Axis Mundi, 1990
11. Ibid.
12. Elliston, Jon, Who snipped snippy? Are ETs snatching farmers' livestock
and mutilating them?
13. Ibid.
14. Sider, Jean, Ultra Top-Secret, Ces OVNIs qui font peur, Editions
Axis Mundi, 1990
15. Elliston, Jon, Who snipped snippy? Are ETs snatching farmers' livestock
and mutilating them?
16. Ibid.
17. Elliston, Jon, Who snipped snippy? Are ETs snatching farmers' livestock
and mutilating them?
18. Sider, Jean, Ultra Top-Secret, Ces OVNIs qui font peur, Editions
Axis Mundi, 1990
19. Elliston, Jon, Who snipped snippy? Are ETs snatching farmers' livestock
and mutilating them?
20. Billy Cox, Cattle mutilations: A sci-fi whodunnit with many suspects,
Florida Today, 19 avril 1997
21. Keith, Jim, Mutilation Connection
22. Sider, Jean, Ultra Top-Secret, Ces OVNIs qui font peur, Editions
Axis Mundi, 1990
23. Billy Cox, Cattle mutilations: A sci-fi whodunnit with many suspects,
Florida Today, 19 avril 1997
24. Ibid.
25. Ibid.
26. Keith, Jim, Black Helicopters - What Are They Hiding?
27. Onet, E. George, D.V.M., Ph. D., Animal Mutilations : What
we know
28. Sider, Jean, Ultra Top-Secret, Ces OVNIs qui font peur, Editions
Axis Mundi, 1990
29. Ibid.
30. Oliphant Ted III, Cattle Mutilation Investigation Information
31. Redfern, Nicholas, The FBI Files, Simon & Schuster Ltd, 1998
32. Sider, Jean, Ovnis : Dossier Secret, Editions du Rocher, 1994
33. Redfern, Nicholas, The FBI Files, Simon & Schuster Ltd, 1998
34. Nolane, Richard, Les OVNIs : une menace pour l’humanité
?, Editions du Rocher, 1998
35. Schellhorn, G. Cope, Related Homicide in Brazil: The Complete Story
36. Redfern, Nicholas, The FBI Files, Simon & Schuster Ltd, 1998
37. «Four cattle mutilated near St. Johns, Arizona», UFO
RoundUp, Volume 3, Numéro 3, 26 Juillet, 1998
38. San Luis Valley Reports New Cattle Mutilations, UFO RoundUp, Volume
3, Numéro 19
39. «Cattle Mutilation Reported In Northern British Columbia»,
UFO RoundUp, Volume 3, Numéro 12, 22 mars 1998
40. «South Texas Rocked By Operation Last Dance», UFO RoundUp,
Volume 4, Numéro 7, 15 Février, 1999