Ovnis, propulsion électromagnétique,
prototypes divers et méprises
+ construisons une soucoupe volante
& quelques réflexions sur les énergies alternatives 

et l’antigravitation

C.P. Kouropoulos

kouros@ovni.ch



Trois méthodes de propulsion électrodynamique

Selon le principe bien établi des forces de Laplace et de Coulomb. Les plus prometteuses exploitent l’hyperpolarisabilité diélectrique de l’air excité près du seuil d’ionisation et l’électrocondensation de l’eau. Toutes exigent dans leur mise en œuvre efficace, un unique procédé: l’ionisation ou seulement l’excitation des gaz par des avalanches d’électrons induites par de brèves et intenses impulsions ou gradients de champs électriques. L’EHD se distingue par sa simplicité et son efficacité, du fait de son action sur les immenses masses d’air à l’intérieur de l’onde de choc toute entière et même son extension artificielle et par la synergie de nombreux effets propulsifs. L’effet de Hall convertit les systèmes EHD pour fonctionner dans l’ionosphère aux nombres de Mach élevés.

1/ La Magnétohydrodynamique ou MHD

      Il s’agit d’accélérer un fluide conducteur par la force de Laplace F = J x B, perpendiculairement à un courant et à un champ magnétique. L’un des problèmes, c’est la puissance dissipée P = RJ2. C’est-à-dire que si la force F est linéairement proportionnelle à l’intensité du champ B et au courant J, la dissipation, elle, est quadratique en ce dernier. Voici donc les domaines où la MHD excelle:

-        Convertisseurs électromécaniques utilisant un métal liquide, conducteur exceptionnel. L’idéal, c’est le sodium liquide, de faible densité, et donc de faible inertie. Le rendement atteint 85%. Deux exemples connus sont les pompes du système de refroidissement au sodium du regretté Superphénix, et un prototype de moteur à explosion ultra-compact dont l’énergie est instantanément convertie en électricité. Plus de vilebrequin, ni de transmission mécanique, de boîte de vitesse ou d’alternateur: le piston déplace directement le sodium, dont des aimants permanents au Fer-Néodyme convertissent directement l’énergie cinétique en électricité. Ce générateur ultra-léger et compact fonctionne au régime optimal, car sa dynamique peut être entièrement contrôlée par un microprocesseur. Une partie de l’énergie est dissipée en turbulence et dans l’électrode. Principaux inconvénients: la température de fonctionnement et le risque d’incendie. Manifestement, le rendement et la fiabilité d’un moteur similaire à bobinages sont potentiellement supérieurs.

-        Le jour où nous maîtriserons la fusion thermonucléaire dans des plasmas de très haute température (~150 Millions de °K), la MHD sera la méthode idéale de conversion de leur énergie en électricité. Ce jour semble lointain, pour l’instant. Toutefois il existe déjà des sources d’énergie susceptibles de tirer profit d’un tel système.

-        Guidage de rentrée ionosphérique par aérofrein magnétique. Vraisemblablement testé dans les missiles balistiques à têtes simples ou multiples dès les années 1970. Des essais pourraient avoir induit des observations d’Ovnis assez spectaculaires (essaims de boules lumineuses capables de changer indépendamment de directions) dont l’étude justifie un organisme tel que le SEPRA. Il existe une version naturelle, tout aussi spectaculaire de ce phénomène: la rentrée et fragmentation d’un météorite ferreux magnétisé (songer à une forme irrégulière tournant, ricochant, magnétisée de façon désaxée et se fragmentant de façon aléatoire).

 

Voici des domaines où la MHD est envisageable, avec un rendement médiocre que compensent toutefois des avantages:

-        Accélération dans l’eau de mer, comme pour le sous-marin nucléaire du film Octobre Rouge. Les problèmes majeurs sont la dissipation ohmique de l’eau salée (~5W-m), et électrochimique au-dessus de 1.5Volts, qui aboutit surtout à électrolyser l’eau. Le rendement atteint néanmoins 50% (soit 50% de chaleur dissipée en propulsion, qu’il faut tempérer par le rendement du cycle d’alimentation). L’avantage recherché est le silence des sous-marins nucléaires stratégiques.

-        Accélération d’une torpille sous-marine à supercavitation, se déplaçant dans une bulle essentiellement produite par l’éjection près de la pointe des gaz d’un générateur chimique. L’électrolyse de l’eau contribuerait, sur la surface intérieure de la bulle, à la supercavitation, tandis que l’hydrogène et l’oxygène produits y seraient brûlés, contribuant à maintenir la pression. L’énergie électrique est produite électrochimiquement par une turbine ou par combustion d’Aluminium dans l’eau, les gaz étant éjectés à l’avant. L’engin n’est supposé fonctionner que quelques dizaines de secondes. Les vitesses atteintes seraient de centaines de Km/h. La méthode serait applicable à un mini sous-marin d’attaque, mais vraisemblablement sur des temps limités, en analogie avec la post-combustion des chasseurs supersoniques.

-        Accélération ou freinage d’un satellite dans l’ionosphère, grâce à un câble conducteur isolé sur sa longueur et tendu dans le champ ambiant, vers le haut par la force centrifuge. Le freinage convertit l’énergie cinétique du satellite en électricité. L’idée, en tant que système de propulsion, est d’économiser le dernier étage de mise sur orbite haute en se servant de l’énergie de panneaux solaires durant plusieurs mois. En tant que moyen de freinage, un système analogue se révélerait utile pour des missions interplanétaires, un champ magnétique artificiel autour du véhicule complétant le champ naturel. Le désavantage, en mode propulsif, est la ténuité et la résistance du plasma ionosphérique. L’avantage est une énergie ambiante inépuisable pour un tel système, celle du Soleil dans le voisinage terrestre. Pour l’instant, les tentatives faites dans ce sens ont échoué: le câble déroulé depuis la navette spatiale s’était rompu, et un satellite lancé auparavant n’avait pu dérouler le sien. Mais en principe, ces difficultés peuvent être surmontées.

-        Convertisseur de flux aérodynamique en puissance électrique. L’ionisation à cascades électroniques le long des lignes de flux représente une puissance modeste, de quelques kilowatts. Le rendement atteint 25% à Mach 3 et 13% à Mach 8. Peut être utile en tant que générateur capable de fournir des mégawatts, mais pose de nombreux problèmes, notamment de poids, d’échauffement des flux et des composants qui rendent son utilisation délicate, voire difficile pour le freinage des flux en amont d’un statoréacteur. Néanmoins, une utilisation modérée ferait la différence qui permet à un statoréacteur de fonctionner en hypersonique.

-        Contrôle ponctuel des flux aérodynamiques sur des régions critiques à haute altitude où une densité élevée de force est désirable. L’effet de Hall étend le champ d’application aux volumes importants, surtout à haute altitude et nombres de Mach élevés, mais est généralement considéré comme participant de la propulsion électrique.

 

Et ceux où la MHD s’est révélée décevante:

-        En tant que premier étage de conversion directe d’une centrale thermique, pour en augmenter le rendement. Même l’Hélium, gaz idéal, à ~2200°K, ensemencé de Potassium ou de Césium (toxique et cher) et ionisé à moins de 1% a encore une résistance de ~10W-m, et il y a la turbulence du plasma et l’érosion des électrodes. L’efficacité du convertisseur MHD atteint 25%, ce qui permet de porter celle, globale du cycle, de 40% à 55%. On préfère ceux utilisant un métal liquide et un changement de phase. En pratique, l’utilisation de turbines à gaz à haute température se révèle plus simple.

-        En tant que propulseur atmosphérique principal. Là, les rendements sont désastreux et la dissipation catastrophique aux basses altitudes. Il faut tout d’abord ioniser l’air, ce qui représente une dépense énergétique relativement modeste avec des cascades électroniques. À poussée égale, la dissipation MHD évolue comme le carré inverse du champ, qui gagnera à être aussi élevé que possible. Les électroaimants les plus puissants dont nous disposons, les supraconducteurs au Niobium-Titane ou au diborure de Magnésium récemment découvert, plus léger, économique et facile à usiner, cryogéniquement refroidis, fournissent moins de 16 Teslas dans les zones utiles (quoique le record du champ critique à la surface du câble ait récemment atteint 30T pour le diborure, et plus encore pour certaines substances pour l’instant inutilisables industriellement). Un calcul élémentaire montre que pour produire une tonne de poussée sur une nappe de courant de 1 mètre sous 16 T, il faut 625 Ampères. La dissipation sera donc de R x 0.39MW, où R dépend de la température du plasma et de la pression. Un turboréacteur typique produit 600Kg de poussée avec 1MW.  À très basse pression ou haute altitude, les paramètres d’un tel système couplé à un statoréacteur ou une fusée lui permettent de figurer dans la catégorie précédente. Toutefois, dans le domaine de la propulsion primaire, il semble bien plus judicieux, vu la perte de rendement, la complexité et le coût, d’utiliser directement la sortie des gaz!

      Pour des champs plus importants en continu, l’aimant cryogénique s’impose. Le plus puissant jamais construit le fut à Los Alamos à la fin des années 1990, et atteignait 60 Teslas. Il occupait une salle entière et était conçu pour résister à mille mises sous tension. Au bout de 80 essais, il explosa, et fit voler en éclats le plafond du bâtiment avec lui. Heureusement, personne ne se trouvait à proximité et il n’y eut ni morts ni blessés. À savoir que les câbles transportant plusieurs millions d’Ampères tendent à imploser sur eux-mêmes, leurs spires au sein d’un solénoïde éventuel à se coller les unes aux autres, tout assemblage de telles spires à exploser en s’écartant de l’axe central et que les meilleurs matériaux ne permettent un fonctionnement sûr que jusqu’à 40 Teslas. Le rendement peut dépasser l’efficacité d’une turbine à 30Km d’altitude. Toutefois, ni l’aimant supraconducteur à 12 Teslas ni le cryogénique de 40 Teslas ne sont une mince affaire: ce sont des appareils extrêmement lourds, massifs, encombrants, construits pour résister aux contraintes immenses auxquelles les soumet leur champ interne et isolés des moindres vibrations afin d’éviter toute brisure de leurs matériaux fragiles aux basses températures, sans compter la nécessité de refroidir en continu leur fluide cryogénique, ce qui nécessite une machinerie supplémentaire à haut débit. En mode pulsé et même continu pour un véhicule soumis à des contraintes, les vibrations mécaniques rendraient le tout encore plus dangereux, menaçant d’exploser en vol sans préavis. Quant aux aimants à compression explosive de flux, ils s’autodétruisent et ne permettent qu’une seule impulsion, certes gigantesque.

Macheret, Shneider & Miles, Modeling of Air Plasma Generation by Repetitive High-Voltage Nanosecond Pulses; IEEE Trans Plasm Sci V30 N3, June 2002. Étudie aussi l’ionisation par cascades électroniques induites par de courtes impulsions de champs électriques, un sujet crucial en EHD et EMHD.

     Dans l’air à 1 atm, la dissipation JE vaut 32GW/m3, et la force 12.6 tonnes/m3 par Tesla, ce qui exclut la MHD pour tout véhicule réaliste dans la basse atmosphère (sous 10 Teslas, 12.6 tonnes de poussée exigeraient deux grandes centrales nucléaires!). À 30Km d’altitude, sous 10 Torrs et à 2000°K (admettons un plasma bi-température), on dissiperait 60MW pour 1.45 tonnes/m3 de poussée par Tesla, ce qui, pour le contrôle des flux à très haute altitude, devient intéressant au-delà de quelques Teslas s’il est passif, d’une dizaine de Teslas s’il est actif et de 40 Teslas pour la propulsion. La dernière option semble au-delà de nos possibilités, ainsi que l’usage par trop extensif de la seconde.

 

 

      Pour toutes ces raisons, je pense que la MHD en aéronautique ferait appel à la supraconductivité, limitée à une dizaine de Teslas. De plus, la zone accélératrice à champs et courants intenses sera extrêmement limitée, et on sait qu’il vaut mieux accélérer faiblement de grands volumes de gaz que fortement de faibles flux, ce qui rend le procédé intrinsèquement inefficace en tant que propulseur primaire.

      Ajoutons encore les problèmes de migration d’une décharge continue vers les zones de moindre magnétisation, les moins avantageuses, ce qui demande néanmoins une géométrie particulière ou un fonctionnement HF, et la fameuse instabilité de Vélikhov.

      Il y a encore la possibilité de former puis d’éjecter des plasmoïdes intensément magnétisés en focalisant des micro-ondes circulairement polarisées, ou à polarisation linéaire tournante par l’Effet Faraday Inverse, puis en leur appliquant un fort courant transverse, mais la dissipation thermique est alors considérable, puisqu’il faut commencer par former le plasmoïde (ionisation totale), puis y créer deux courants, l’un en tourbillon pour le champ et l’autre transverse pour l’accélération, tous deux dissipateurs.

      Si la MHD n’était utilisée que pour freiner l’air en amont des entrées d’air des turbines d’un appareil hypersonique, les contraintes seraient moins sévères. Néanmoins, il faut tout de même commencer par ioniser l’air, puis le freiner par MHD. Se pose alors le problème de son échauffement, puisqu’en bonne part, du moins jusqu’à 80 Teslas, l’énergie du freinage y est essentiellement exprimée thermiquement et qu’il est simultanément comprimé. Peut-être le Dr Jean-Pierre Petit connaît-il la recette magique qui permettrait, sur quelques mètres, d’ioniser, de freiner et donc de comprimer de l’air par MHD (la partie facile, mais le freinage et la compression impliquent un échauffement substantiel), de façon à ce que le résultat soit de l’air assez frais pour alimenter une turbine avec un rendement acceptable? J’ai de sérieux doutes à ce sujet.

 

 

 

 

Un super-aimant ?

      Dès 1000 Teslas, la MHD à pression atmosphérique devient intéressante selon le tableau ci-dessus: une tonne de poussée au mètre cube coûterait moins de 2,5MW. Naïvement, on pourrait songer, toujours en appliquant la loi d’Ohm, qu’avec 10’000 Teslas, elle ne demanderait plus que 250KW. (Une force statique ne coûtant rien tant qu’elle n’effectue pas de travail.) Les problèmes évoqués dans les paragraphes précédents s’envoleraient comme par enchantement! Or, la réalité est plus complexe: la loi d’Ohm ne s’applique que dans les champs faibles. Dans les champs intenses (grand paramètre de Hall pour les seuls électrons), la conductivité devient une matrice, et le convertisseur de Hall, optimal. Dans les champs hyperintenses, le plasma se comporte comme un diélectrique perpendiculairement au champ et l’EMHD s’impose. En m’inspirant librement du Dr Jan Pajak et de certaines traditions de l’Asie du Sud-Est (Inde, Indonésie, Ceylan), je propose donc le très hypothétique objet suivant:

 

      La cavité diélectrique peut être en verre ou en porcelaine, remplie d’un gaz ionisable tel que le xénon ou la vapeur de mercure, de section verticale ronde ou carrée, dont une moitié, mettons la droite des quadrants verticaux contient un fin réseau hexagonal d’électrodes en pointes, ou bien un mince film semi-conducteur de diamants ou de nanotubes de carbone. Ils sont deux à deux soumis à de la haute tension oscillante en quadrature de phase, engendrant une décharge tournante dans un régime de résistance négative, condition essentielle de l’auto-oscillation. Le système fonctionne à sa fréquence de résonance naturelle, résultant de la forte capacité et inductance du vortex, qui peut donc accumuler de l’énergie. La résonance électromagnétique se double d’un équivalent acoustique et hydromagnétique. 

      La force qui fait exploser les spires des électroaimants traditionnels serait remplacée ici par divers équilibres dynamiques, dont l’effet de pinch qui est surtout sensible entre électrons ou agrégats électroniques maintenus par leur moment magnétique, l’attraction coulombienne du moment dipolaire général, l’attraction magnétique et de Van der Waals entre ions de Rydberg aux orbitales géantes à moitié vides, la force Casimir, l’auto-induction, voire l’interaction forte. Exemple de configuration: orbitant à un rayon r autour d’un EV central de charge ~ -Q, une ceinture d’ions positifs (de charge totale ~ +2Q), autour de laquelle orbitent à leur tour un (moment global dipolaire) ou plusieurs (multipolaire) EVs périphériques (de charge totale pouvant atteindre ~ -2Q) plus rapides et lointains en R>r, qui contribuent au moment magnétique. La ceinture d’ions positifs médiane est confinée par la force de Coulomb centrale, par la force magnétique des EVs périphériques selon le cas, et par des interactions locales ion-ion telles que la force de Van der Waals, voire l’interaction forte ou magnétique de leurs couches à moitié vides. Ce serait là un ion géant d’hydrex. Il en résulte l’effet Faraday inverse d’une onde d’Alfven ordinaire, dont l’efficacité augmente singulièrement aux fréquences modestes du domaine acoustique parce qu’il implique un transfert de moment angulaire des photons au plasma et qu’à intensité égale, la fréquence et la vitesse de la lumière s’abaissant, le nombre de photons augmente et donc la densité de moment angulaire transféré (de hbar/photon). Cette fréquence basse correspondra, par exemple, à un battement de fréquences plus élevées des atomes de Rydberg. 

      À la résonance, un vortex de plasma apparaît au ventre d’une onde d’Alfven ordinaire, longitudinalement magnétisée. Au commencement, la densité ionique et la magnétisation sont modestes. Puis, une fois formé, le plasmoïde acquiert une forte perméabilité, accumule de l’énergie, s’ionisant toujours davantage à fréquence f , à vitesse d’Alfven vA et à longueur d’onde constantes tandis qu’augmente l’intensité du champ magnétique B selon la formule vA = B/√mr  = l f . * Une fois l’ionisation réalisée, l’augmentation ultérieure de la magnétisation implique l’excitation croissante des atomes, dont les orbitales à demi vides sont une source de perméabilité m  et donc de magnétisation interne B = m H accrues; de la fréquence et de la vitesse d’Alfven, toutefois limitées, à densité donnée, par la dégradation de l’effet Faraday inverse au-delà d’une valeur optimale, ainsi que l’alimentation continue en fluide ionisable et en énergie additionnels du plasmoïde, qui verra sa densité ionique r  croître encore vers des valeurs égalant bientôt celles de l’air ambiant, de l’eau, des solides les plus lourds, avant de les dépasser vers des domaines inconnus, la vitesse d’Alfven et la fréquence s’ajustant quelque peu à la nouvelle densité mais restant dans le domaine acoustique.

      De ce point de vue, les fluides supercritiques ionisables seraient particulièrement intéressants vu leur haute densité et leur faible vitesse du son. Les Alchimistes disent que leur oeuvre n’est que de l’Air congelé. Et affirment re-créer un Univers miniature, l’Oeuf de Brahma des Hindous, que ces derniers associent à l’Hiranya-garbha ou embryon d’Or. Voilà qui rappelle la cosmologie d’Hanès Alfven, qui se fonda sur... la dynamique des plasmas. Les conditions de densité, d’ionisation et de magnétisation extrêmes conduisent naturellement vers des réactions binaires d’accouplement, puis de fusion de protons ou de deutérons autour d’un électron, ainsi que décrites par Maric, Dragic, Holland Vigier et al.

      La raison pour laquelle l’effet Faraday inverse hyperintense n’est généralement observé qu’avec des impulsions Laser géantes est que c’est le seul moyen habituellement disponible pour réaliser la surexcitation à orbitales électroniques entièrement polarisées magnétiquement qui leur permet de devenir fortement magnétiques tout en gagnant en cohésion par les forces magnétiques et de Van der Waals, ainsi qu’en polarisabilité diélectrique et en perméabilité magnétique, et donc en densité d’énergie. Les réactions exothermiques impliquant la désexcitation et la fusion des pico-molécules à orbitales nucléaires fourniraient ainsi une source d’excitation interne permettant de travailler aux basses fréquences.

      En somme, nous aurions là de la foudre en boule domestiquée, conduisant à la maîtrise de la fusion thermonucléaire et à un important stockage d’énergie. La topologie qui l’engendre évoque la swastika, symbole du feu et du Soleil, ainsi que le Feu de Roue alchimique. Au-delà d’une intensité de champ, seuls des métaux non-magnétiques sont recommandés dans le voisinage. Dans certains textes sanskrits, ces enceintes apparaissent comme contenant un tourbillon igné de vapeur de mercure (Samarangana sutradhara). Selon diverses sources anciennes et selon Pajak, ce seraient là les mystérieux ‘cristaux’ à énergie solaire dans d’anciens textes sanskrits (Vaimanika shastra de Maharishi Bharadwaja) et entrevus à l’intérieur de certains véhicules par des témoins. Selon Bharadwaja, ils remplacent les électroaimants traditionnels de nos moteurs. On en trouve une description dans un roman de Philos sous la forme d’un cristal cubique dont émane une curieuse et destructrice ‘flamme chantante’. Il en existe des versions cylindriques allongées, à ventres multiples. Ce serait aussi, selon Pajak, le principe de l’Arche de l’alliance, connu des Égyptiens, desquels nous vient aussi l’Alchimie. Question saugrenue: se servirent-ils de l’EMHD aux fréquences acoustiques pour lever des mégalithes ?

      Voilà donc ce qui aurait tant fait fantasmer les adeptes du Nouvel Âge.

      Un problème toutefois: l’exposition à des champs magnétiques hyperintenses transformerait l’homme en zombie, sinon en macchabée. Seule la hierarchie future des observateurs antipodaux, capable de contrôler les conditions aux limites de notre monde local selon une dialectique dont émerge notre conscience, pourrait mitiger ces effets. Elle les induirait dans un système adéquatement préparé. Mais là aussi, la prudence s’impose. Puisque aucun blindage, même supraconducteur, ne protège de champs aussi intenses, on les alternera en configurations multipolaires de façon à les localiser dans les régions requises, le plus loin possible d’êtres humains. À une certaine distance, les blindages redeviennent opératifs. Avec un tel système, on a une variante intéressante de l’EMHD, décrite plus bas: dans un champ magnétique hyperintense (tel que le produit du temps entre collisions électroniques ainsi qu’ioniques avec les fréquences cyclotron respectives, dit paramètre de Hall soit grand), les électrons et ions restent en orbites fermées et la conductivité perpendiculairement au champ magnétique devient quasi nulle, le plasma se comporte, dans ce plan, comme un diélectrique hyperpolarisable. Le courant de déplacement se traduira en une force de Lorentz avec une dissipation négligeable.

      Foudre en boule, forces de Van der Waals entre atomes de Rydberg géants : http://xxx.lanl.gov/abs/physics/0302063

      Dr Jan Pajak : Aller à http://propulsion.20m.com/catalog.html. Il y a une description dans le manuscrit 2e_f, avec quelques erreurs qu’un expert en cosmologie et en physique des plasmas rectifiera facilement. 

      Qu’une décharge participe d’un circuit oscillant en raison de sa capacité et de son inductance intrinsèques, William Du Bois Duddell l’avait déjà mis en évidence en 1899 dans son ‘arc chantant’, qui sera extensivement étudié par Hermann Theodor Simon. Valdemar Poulsen utilisera sa résistance négative, mais à de plus hautes fréquences, pour ses émetteurs en grandes ondes, couramment utilisés entre 1902 et les années trente. Aux fréquences acoustiques et aux basses pressions, une énergie considérable, de l’ordre de 1000 Joules, peut être stockée et bien davantage aux pressions et densités élevées, tandis que l’effet Faraday inverse devient extrême. Il semble qu’en présence d’hydrogène, la résistance négative de tels arcs soit liée à un dégagement d’énergie d’origine hyperchimique ou nucléaire, qui peut être récupérée dans le circuit. C’est le sens des brevets US 5,449,989, 5,416,391 et 5,502,354 de Paulo et Alexandra N. Correa dont Harold Aspden publia l’analyse suivante http://www.aetherometry.com/aspden_opinion.html, dont je lui laisse l’entière responsabilité.

 

 

L’axiome fondamental de la haute technologie

      Explique pourquoi les avions civils ne sont pas tous supersoniques depuis les années 1970, tandis que le gyroptère Heller n’a pas supplanté le scooter, que l’ingénieuse trottinette gyroscopique de Nick Kamen contrôlée par microprocesseurs restera une curiosité onéreuse vis-à-vis de la bicyclette, et que seuls quelques fous s’achètent le dernier microprocesseur en payant le double d’un modèle de performance légèrement moindre :

« À défaut de grives, on se contentera de merles »**

Mais quels merles !

 

 

2/ L’Électromagnétohydrodynamique, solution ingénieuse au problème de la propulsion aérospatiale?

      En faisant tourner la polarisation électrique D, on met en rotation autour d’eux-mêmes des dipôles, crée un courant de déplacement JD=∂tD qui permet une force de Lorentz unidirectionnelle: à deux phases du cycle dans un champ magnétique perpendiculaire à l’orbite et oscillant à la même fréquence, ou bien sur tout le cycle si le champ magnétique tourne avec D. L’accélération résulte de la rotation des dipôles réels des atomes ou molécules polarisés. Quid de ceux, virtuels, du vide?

      L’EMHD, conséquence des équations de Maxwell,  F = dA = (E,B), G=*d*A = (D,H), d= 0, dG = J, et des forces F = J^F , engendre la sienne sur le courant de déplacement JD = tD, considéré ici comme un véritable micro-courant, à passer à droite dans dG=J, ce que confirme l’expérience des Walker. En principe, le raisonnement s’applique au vide polarisable, que le Dr Jack Sarfatti comprend comme le macro-état cohérent (classique) de paires électron-positron intervenant dans les équations de Maxwell, coexistant avec le fluide stochastique de l’électrodynamique quantique. En vertu de la troisième loi de Newton, il en résulterait un échange d’impulsion avec le vide, indépendant de la masse des paires virtuelles. Pour que l’énergie et l’impulsion visibles soient conservées, le courant accéléré doit être lié à l’espace et aux masses dominantes du système gravitationnel local qui le courbent. Le lien peut être indirect: le potentiel Machien retardé de l’Univers passé serait responsable de la seconde loi de Newton F=ma, tandis que sa contrepartie avancée aurait pour conséquence radiative la troisième loi, de l’égalité de l’action et de la réaction, en agissant rétroactivement, à travers la perturbation universelle virtuelle future, sur les masses voisines du quadrupôle perturbé du système gravitationnel local, ainsi qu’esquissé ici. Dans une onde électromagnétique stationnaire, la direction de la force résultante alterne et une poussée orientée exige une configuration asymétrique. (Il est évidemment possible que ce modèle du vide polarisable soit incorrect, et que seuls des effets inertiels/gravitationnels d’ordres supérieurs y apparaissent.)

      Avantages de l’EMHD: la rotation à fréquence constante des dipôles est quasi indépendante de leur vitesse de translation, dans toutes les configurations. Les paramètres de fonctionnement sont moins critiques qu’en MHD. Pas besoin d’ioniser, pas de plasma, pas de décharge et donc pas de migration ou de risque de rupture de celle-ci, d’érosion des électrodes, ni de turbulences, d’instabilité de Vélikhov ou de dissipation ohmique. De plus les volumes accélérateurs sont étendus, ce qui autorise des rendements optimaux.

      Précisons que la dissipation ohmique dans un plasma a de nombreuses causes: collisions électrons-ions, électrons-neutres, turbulence hydrodynamique, ondes de plasma électroniques, ioniques, hybrides supérieures et inférieures, instabilité cyclotron, ondes de Bernstein, ondes d’Alfven, atténuation de Landau, instabilité de Helmholtz, j’en passe et des meilleures. En clair, cela signifie que si vous créez une décharge électrique, l’énergie se dissipera essentiellement en un Zoo de vibrations exotiques : son, lumière, chaleur et ondes radio, dont aucune ne contribue à la propulsion recherchée. Pour vaincre la seule instabilité de Vélikhov, JPP dut irradier ses plasmas de très basse pression d’Hélium-Argon, mélange idéal car composé de gaz inertes monoatomiques faciles à ioniser, de quantités de micro-ondes pour les sur-ioniser. Cela revient à tuer les oscillations indésirables en augmentant la dissipation ohmique électron-ion d’ensemble, mais de façon spatialement homogène. À haute pression et dans l’atmosphère, le bilan énergétique serait désastreux. (Il faudrait encore ajouter l’énergie perdue à faire vibrer et tourner au hasard les dipôles de O2 ou de N2, celle convertie en rayonnement, plus celle dissipée dans des réactions chimiques indésirables genre production et dissociation d’ozone, de NO3, de NO-) Peut-être que les décharges brèves et de très haute intensité évitent certains de ces pièges grâce à leur cohérence? Mais une telle décharge va, sous forme d’étincelles, ioniser et éjecter le matériau même de l’électrode, qui va rapidement se dégrader, l’un des problèmes majeurs dans les convertisseurs MHD. Je considère donc optimiste l’estimation de JPP, selon laquelle il faudrait mettre au travail un millier de spécialistes de haut niveau pour faire sauter de force ces ‘verrous technologiques’, notion qui me fait songer à l’approche bureaucratique préconisée pour la fusion thermonucléaire à tokamak. L’EMHD résout élégamment ces problèmes... en les contournant!

      Revenons à nos dipôles tournants et à la force de Lorentz. La vitesse instantanée des charges + et - est opposée, mais leur vecteur courant toujours parallèle est proportionnel à la fréquence. Dans un diélectrique soumis à un champ tournant extérieur proche, le courant virtuel matériel Jdiél = w (er-1)eoE, selon le schéma:

Pour une excitation électrique linéaire et sinusoïdale, considérer une équipartition de dipôles tournant dans les deux directions, ce qui donne un courant de déplacement colinéaire, temporellement déphasé de 90°.
L’idée s’applique-t-elle aux dipôles virtuels du vide?

      Le moment dipolaire induit sera d’autant plus grand que le champ électrique variable sera intense et les molécules excitées, sans toutefois aller jusqu’au plasma conducteur. En effet, la polarisabilité électrique d’un atome gazeux est infinitésimale mais augmente comme la sixième puissance du nombre quantique principal n, avec le volume de l’atome ou le cube du rayon, proportionnel au carré de n. Avec n = 10, le diamètre d’un atome se multiplie par 100 et sa polarisabilité par un million! Exciter ainsi un gaz demande une énergie de deux ordres de grandeur moindre que pour le convertir en plasma conducteur et le maintenir en l’état, sans compter l’absence de dissipation ohmique, à condition que les champs restent au-dessous du seuil d’ionisation. Si la durée de vie de l’air ionisé est brève, celle du gaz fortement excité est assez longue pour l’accélérer. Une part de l’excitation est fournie par le champ accélérateur lui-même, l’autre par des avalanches d’électrons produites par d’intenses impulsions électriques de micro-ondes ultra brèves, la méthode la plus efficace. Le rayonnement restitué lors de la désexcitation peut être récupéré pour être réinjecté en amont. Quant à la poussée, elle est proportionnelle à l’intensité du champ magnétique, à la fréquence et, en raison du moment dipolaire induit par l’excitation, à une puissance du champ électrique. Le rendement est supérieur à celui des meilleures turbines, surtout aux hautes altitudes.

      Dans ce qui précède, les atomes géants de Rygberg sont purement coulombiens. Dans un plasma, la résistance aurait, entre autres, un terme 5kT/2 proportionnel à la température et dû aux collisions thermiques. En présence d’un champ magnétique selon z, d’un courant transverse selon y et d’un flux ou accélération vers x, la conductivité de ce plasma, son inverse, aurait le multiplicateur matriciel

avec w = eB/m la pulsation cyclotron et t = l/v le temps moyen entre collisions (électrons-ions ou ions-ions), où l  est le libre parcours moyen, inversement proportionnel à la pression, et v la vitesse moyenne. Un plasma fortement magnétisé où le paramètre de Hall wt  >>1 pour les électrons et les ions se comporte comme un diélectrique hyperpolarisable perpendiculairement au champ, dont l’orbitale des « atomes géants » est confinée par le champ magnétique. Pour minimiser la dissipation, on gagnera à ce que la température des ions soit basse, c’est-à-dire à avoir un plasma bi-température. Pour que wt  soit grand, les intensités magnétiques sont généralement considérables, surtout à pression atmosphérique. Et on peut combiner le confinement magnétique au coulombien des atomes, afin d’augmenter la résistance diélectrique des gaz fortement excités avec des champs magnétiques dont la forte intensité décroîtra de concert avec la pression. Celle-ci est un autre facteur augmentant le champ-limite E ou résistance diélectrique dans un milieu gazeux. Finalement, se pose la question de savoir comment exciter les atomes. Outre les cascades d’électrons par impulsions de micro-ondes intenses ultra-brèves, il y a la dynamique de la combustion, ou les réactions impliquant des pico-molécules exotiques d’hydrogène à orbitales nucléaires.

       La résistance diélectrique augmente donc transversalement à un champ magnétique hyperintense de concert avec lui. Pour tirer profit du phénomène, un champ oscillant B sera additionné d’une composante B continue de façon à ne plus s’annuler quand le champ électrique qu’il induit, temporellement déphasé de 90°, atteint son maximum et menace de créer des décharges; cela va déplacer l’essentiel de la force sur une seule moitié du cycle. L’idée s’applique aux plasmas transversalement figés en diélectriques par un biais magnétique hyperintense, pour l’instant au delà de nos possibilités. Les décharges étant hautement non linéaires, car impliquant des avalanches électroniques, le biais magnétique n’a besoin que d’atteindre le régime de Hall des électrons pour empêcher un gaz excité de devenir plasma. Le procédé s’applique aux propulseurs purement magnétiques, comme la spire oscillante décrite plus bas, ou bien aux schémas à champ électrique additionnel, perpendiculaire au champ magnétique et synchrone, ainsi qu’illustré plus haut ou bien en bas de cette section, à condition de disposer de champs assez intenses, que l’altitude rend plus abordables, puisque  t , le temps moyen entre collisions, est inversement proportionnel à la pression. Si l’on réalisait la supraconductivité à plasmons imaginée par le prof Auguste Meessen, l’une de ses applications à l’EMHD serait l’antenne plane spirale, qui fournit le champ électrique transverse de l’onde axiale circulairement polarisée et le dipôle magnétique oscillant hyperintense de l’onde transverse... additionné de l’indispensable biais continu. L’anneau supraconducteur entourant la spirale confine l’énergie électromagnétique du dipôle magnétique axial oscillant et contribue au biais magnétique, hors duquel l’onde ionise l’air, ce qui, de concert avec la baisse soudaine de l’indice de réfraction au-delà, la confine. La force propulsive est parallèle à son plan et dirigée par le déphasage des deux ondes. Près de la source oscillante intense et biaisée, une zone super-diélectrique EMHD ; plus loin une zone de Hall négativement chargée et à conduction ionique ; autour, un plasma traditionnel qui pourrait recevoir la charge positive de la précédente, puis enfin l’extérieur en EMHD à champ résiduel faible.

       Enfin, conséquence intéressante du tenseur de conductivité : quand le paramètre de Hall wt est grand pour les électrons seulement, un champ électrique le long de la vitesse vx du fluide conducteur induit un courant de Hall Jy accélérateur, car chargé, en présence d’un champ magnétique Bz. Le convertisseur de Hall exige que Jy se boucle sur lui-même (Ey~0), ce qui est le cas pour tout champ radial, ou normal à une surface de révolution. Quand la vitesse, le champ longitudinal, le paramètre de Hall électronique sont élevés et la pression très basse, l’efficacité atteint 65%. Pourquoi? Parce que le champ magnétique confine les électrons à orbiter dans une sorte de ceinture de Van Allen qui sert de cathode virtuelle, ce qui permet de n’accélérer que les ions, contrairement à l’accélérateur MHD à force de Laplace ou à EHD purement électrostatique. Pas de décharge transverse, de migration, de turbulence de celle-ci ou d’érosion des électrodes. Voilà la Rolls de la propulsion électrodynamique. Et maintenant, revenons à nos moutons.

       L’électro-condensation est une source accrue d’efficacité en EMHD atmosphérique, puisque les gouttelettes d’eau ont à la fois une masse et une polarisabilité importantes au-delà de la taille ferroélectrique critique de 50m.

      Avantages de l’EMHD: le silence, l’efficacité, la possibilité de fonctionner sur une très large plage de vitesses et d’altitudes en modifiant les paramètres peu critiques de fonctionnement (fréquence, intensité des champs et du rayonnement d’excitation). La source d’alimentation électrique peut être un réacteur thermonucléaire ou une turbine.

 

   Propulseur à champs proches, purement magnétique: le courant (violet) oscillant du câble crée un champ de force. Dans le cas de l’environnement purement diélectrique de l’EMHD, le courant de déplacement associé au champ induit (JD=∂tD = w2(er-1)eoA) est synchrone et parallèle à celui du câble; le champ de force s’y dirigera (centrifuge à l’intérieur d’une spire ou d’un solénoïde, centripète à l’extérieur, vers la normale d’une surface parcourue par une nappe de courant). Quand l’air s’ionise, il forme un secondaire doué d’inductance et de résistance. S’il a une épaisseur grande relativement à la longueur de pénétration, alors le courant induit s’oppose au courant inducteur et le champ de forces éloigne les éléments de courant induit du câble. On est alors en MHD oscillante. En général, un conducteur parcouru par un courant oscillant intense sera attractif sans pertes (EMHD) jusqu’à une certaine distance, répulsif et dissipatif en deçà (courants de Foucault).

      En l’entourant d’un conducteur hémisphérique, on obtient une ligne de transmission résonante dont on dirige la force des ventres vers l’ouverture. (Tenir compte de la résistance mécanique du câble, de son réflecteur et de leur lien diélectrique!) S’adapte à l’aspiration/compression en amont d’entrées d’air et à son éjection en aval une fois ionisé. Tubulaire, la spire isole l’hélium liquide qui la parcourt intérieurement des champs intenses en surface. La région à champs élevés sera un diélectrique difficile à dissocier et à ioniser. Mode EMHD typique à pression P [atm] :  er >>1, B = 2E/rw ~ 2T P/r , f = 480KHz, E ~ P 3MV/m. Densité de courant et de force : J = w (er-1)eoE = 80P(er -1)A/m3, F = 2(er-1)eoE2/r = (er -1)(P2/r)8.13Kg/m3, qui ne dépend que du rayon r, du seuil d’ionisation E, au-delà duquel on travaille en MHD, et de er  qui augmente substantiellement à son voisinage. Le champ-limite E est quasiment proportionnel à la pression P. Avec une forte surpression locale dès une certaine vitesse, la densité de force augmente sensiblement en EMHD atmosphérique, d’autant plus quand er  augmente, ce qui est possible en considérant, à l’instar de James Cox, précurseur de l’EMHD, l’hyperpolarisabilité des atomes de Rydberg géants induite par avalanches électroniques, dont les conséquences sont la remarquable efficacité EHD des lifters, inexplicable par le seul vent ionique, la lumière lente et même la foudre en boule. En mode MHD la poussée, certes garantie, dissipe monstrueusement, surtout à basse altitude. Avec un biais hyperintense, l’effet proche serait purement attractif, et le plasma figé devrait être éjecté à travers un blindage magnétique. Plus loin, zone de Hall, puis à plasma conducteur, puis à EMHD diélectrique à champs faibles. Les biais réalisables en régime de Hall permettraient néanmoins d’augmenter substantiellement le champ limite E.

      Les champs proches conviennent à l’EMHD en eau douce, qui possède à la fois un champ E élevé et  er ~ 80 aux basses fréquences uniquement.

Par EMHD, l’anneau médian inducteur HF aspire l’air en amont, le comprime contre lui entre les fentes qui l’entourent. Autour, un anneau secondaire passif; à l’intérieur, une cloche protectrice, tous deux supraconducteurs qui concentrent et confinent le champ. Une fois l’air comprimé autour de la partie supérieure de l’anneau, il s’ionise sur la partie inférieure par combustion/ensemencement et est refoulé à cause des courants de Foucault qui le parcourent. Dans l’eau douce, celle aspirée en haut est rendue conductrice sous l’anneau par injection d’électrolyte. Le facteur 1/r rend le concept adapté à l’entrée d’air d'un statoréacteur.

 

      Et on peut utiliser une succession de champs magnétiques et électriques parallèles et tournants, pointant alternativement hors et vers une surface en mouvement de laquelle ils émanent. Ici, les dipôles ‘roulent’ stationnaires dans le plan du dessin, orientés le long du champ magnétique (et électrique) qui défile. La force de Lorentz s’exerce vers le fond. Les atomes surexcités non seulement sont super-polarisables électriquement, mais magnétiquement, du fait de leurs nombreuses couches internes à moitié vides, du moment magnétique intrinsèque des électrons et même d’EVs orbitaux; de fait les atomes vont prendre la forme de tourbillons magnétiques fortement dipolaires. Le fluide va acquérir les propriétés particulières d’un ferroélectrique et d’un ferromagnétique extrême, une vitesse de la lumière et une agitation thermique aléatoire abaissées, une viscosité interne, une cohésion et une accélération accrues. Si les lignes du champ électrique induit, en bleu ciel dans le plan horizontal, sont potentiellement déstabilisatrices et induisent un couple tourbillonnant transverse, oscillant d’un sens à l’autre sur la trajectoire illustrée, la résultante en est nulle. Ensemble, les champs électriques induit et statique contribuent à exciter le fluide. Les problèmes sont la résistance mécanique de tels assemblages d’aimants, leur poids, leur coût et les fréquences limitées à quelques dizaines de KHz.

      Version HF à serpentins supraconducteurs et électrodes HT en squelette de poisson. Seuls les champs avancent et la force verticale coïncide des deux côtés de la chenille si les faces opposées des électrodes ont même polarité. Dans un milieu conducteur, on alimente en continu l’un des serpentins et les électrodes qui s’y trouvent, en tant qu’accélérateur MHD. Sous les mêmes conditions, la force est verticale et parallèle des deux côtés. En aéronautique, tout dépend de er.

      Le long d’un cylindre, agit comme un turboréacteur: la future torpille hypersonique ultra-secrète de la marine Suisse pour dominer le Lac Léman!

      Fonctionne dans le milieu fortement dipolaire et peu conducteur des lacs et des fleuves d’eau douce, tels ceux qui circulent au fond des océans depuis les régions où les glaces polaires fondent en été. Peut-être que leurs eaux sont déjà infestées de sous-marins militaires à ‘chenilles EMHD’, à l’instar d’Octobre Rouge?

 

 

Accélérateurs à cavité

      À droite, l’une des antennes pour les ventres magnétiques; en haut, d’autres à polarisation transverse, de phase alternée. À l’intérieur, trois ventres accélérateurs l /2. Le courant de déplacement JD y oscille horizontal et le champ magnétique B à la verticale. Avec P la pression en atmosphères, on a E~P 3MV/m et la densité de force sur le gaz F ~ f(er -1)peoem E2 ~ 8.29 10-7(er -1)er1/2mr1/2f P2, atteint P2293Kg/m3 à 2.45GHz, pour er -1, m= 1. (Le taux de compression du flux gazeux dans ce statoréacteur électromagnétique augmente sensiblement P et donc E.) Une polarisabilité er  accrue se traduira également en poussée. Au total, cette dernière vaut  ~ (er -1)permr fWQlP2/2c2, où W est la puissance, P la pression, Q le coefficient de qualité et l la longueur de la cavité. Antennes et réflecteurs seront des supraconducteurs à haute température et la cavité aura un volume actif de quelques dizaines de m3, ce qui permet les dizaines de tonnes de poussée nécessaires. Sans dissipation résistive ni ionisation, l’efficacité est supérieure à la MHD. Trois unités accélératrices sont illustrées debout, à l’arrière d’un véhicule qui rappelle l’Aurora. Si l’on disposait des supraconducteurs magiques de Meessen, on biaiserait le champ magnétique oscillant, vertical dans la figure ci-dessus et l’on travaillerait sans dissipation, même en ionisation totale. Le biais en régime de Hall permet néanmoins d’augmenter E dans la région centrale et de créer, tout autour, la bulle de plasma qui y confine l’énergie électromagnétique, d’autant mieux que l’indice de réfraction s’y abaisse soudainement vers l’extérieur.

 

 

     Dans la cavité coaxiale, les zones à accélération longitudinale opposée alternent par quart d’onde transverse stationnaire. Le gaz occupe la moitié des champs accélérateurs et évite les autres en passant à l’intérieur du conducteur central ou à l’extérieur de la gaine périphérique. On peut ainsi simultanément accélérer deux flux en sens opposé! Pour améliorer l’aérodynamique: accélérer les fronts d’ondes de choc acoustiques issues d’un moteur à détonations en pulsant la RF d’une cavité coaxiale activée par segments successifs. Un câble supraconducteur central crée le biais magnétique.

 

 

Faisceaux tracteurs ou éjecteurs radio-soniques

     Une onde électromagnétique stationnaire possède, aux intersections de ses ventres électriques et magnétiques, des zones de force longitudinale alternée où ces champs tournent colinéaires pour une polarisation circulaire: parallèles, puis antiparallèles après l/4. On exploite la force sur le courant de déplacement JD = ∂tD, parallèle à A, en choisissant une cavité à limites asymétriques: conductrice côté patch, à couches diélectriques de l’autre, de façon à avoir une zone accélératrice excédentaire dans une direction. Dans un diélectrique gazeux, l’asymétrie s’obtient à l’aide des ondes acoustiques induites. Ici aussi, la performance dépend de la réalisation d’états atomiques excités hyperpolarisables, par exemple en préparant le milieu avec des avalanches électroniques engendrées par de brèves impulsions de micro-ondes ou des réactions exothermiques.

 

Disposition des champs dans l’onde stationnaire tournante du vecteur A qui les engendre: E = - ∂tA et B = RotA.
Les fronts de haute pression sont sur les ventres électriques.
À haute intensité, ils forment un réseau réflecteur et le faisceau se rétracte.

      À Mach 1, un tel faisceau continu s’accompagne d’une onde sonore progressive d’intensité croissante à fs=2vs/l , dont on accélère les fronts de haute pression en éteignant et en décalant périodiquement le faisceau de (2+1)l /4, avant de le ré-enclencher en le déplaçant allumé en sens inverse. Les fronts de haute pression sont excités sur les ventres électriques, ce qui augmente leur susceptibilité diélectrique et leur densité. Au-delà du seuil d’ionisation, ils migrent vers les ventres magnétiques, où ils se désexcitent. Le mouvement sera orienté de façon à obtenir l’accélération voulue. Quand le nombre de Mach moins un, x-1 est un entier ou son inverse, on module l’onde radio à fs=2(x-1)vs/l  et on laisse périodiquement filer le train acoustique progressif vers les ventres accélérateurs. On fait de même avec l’onde sonore stationnaire à fs=vs/l  quand x est un entier ou son inverse, à la fréquence de modulation radio fs= v/l . Au repos, on module à la fréquence acoustique, et c’est le faisceau qu’on décale périodiquement. On fait de même avec une onde de phase accompagnant le véhicule.

      Contrairement à l’EMHD en champs proches, la version radio-sonique permet, en fonction du champ électrique-limite E, une densité de poussée proportionnelle à la fréquence électromagnétique, aussi élevée qu’on le souhaite: B= √em E (équipartition de l’énergie électrique et magnétique d’une onde), avec les densités de courant et de force maximaux J = weo(er-1)E/2, F = weo(er-1)√em E2/2. Au total, la poussée vaut wer(er-1)mrWQP2l/2c2, où W est la puissance, P la pression en atmosphères, Q le coefficient de qualité et l la longueur de la cavité. Le champ E déterminant la permittivité maximale e , la pulsation w  gagnera a être aussi élevée que possible. À basse altitude, E~P 3MV/m, et la densité de force maximale (en supposant une onde de choc extrême) atteint F ~ 1.66 10-6(er-1)er1/2mr1/2f P2m, er >1. Elle est substantielle à 1GHz déjà (P2 239Kg/m3), pour mr , er -1=1

      Avantages: la possibilité d’étendre et de déplacer la zone accélératrice et de monter en fréquence jusqu’au domaine millimétrique voire optique, ce qui permet l’auto-excitation des gaz.

      Convient aux surfaces coniques ou cylindriques, comme l’extérieur d’un cigare ou la paroi interne d’un cylindre.

      Lors d’un voyage vers l’espace, on utilisera d’abord en tant que réflecteurs deux plasmoïdes atmosphériques, dont l’un dans les couches basses et denses de l’atmosphère, où les ondes acoustiques seront créées électromagnétiquement. Ce dernier servira encore, une fois au-delà de cette dernière. Du point de vue énergétique, il est avantageux d’utiliser des plasmoïdes quasi fixes. D’où les atterrissages ou décollages en feuille morte.

      L’excellent rendement et la réversibilité de ces faisceaux permet de les utiliser en mode de freinage, l’énergie étant directement récupérée sous forme électromagnétique.

      Selon la fréquence utilisée, les miroirs peuvent être le sol, l’océan conducteur, certains plasmas atmosphériques ou en surface, l’ionosphère, voire l’héliosphère, souvent auto-amplificateurs et riches en énergie cinétique propre susceptible d’être concentrée, captée ou dirigée, ce qui étend de façon inattendue le domaine d’application de ce type de propulsion à des effets réactifs intenses dont les causes ne sont pas toujours localement apparentes. D’une part, les photons de tels faisceaux d’ondes accélératrices agissent en entités couplées de spin 2 et, de l’autre, ils se délocalisent en états stationnaires le long du faisceau tout entier tandis que la réaction électromagnétique à l’accélération qu’ils induisent revient se coupler à l’émetteur. En cas de sa mise hors tension dans l’intervalle, la cavité étant toujours présente, la réaction découplée de l’émetteur reviendrait vers les dipôles accélérés pour les décélérer. En cas de disparition soudaine de la cavité, la réaction serait fournie par le système gravitationnel auquel les masses accélérées appartiennent. De fait, les zones accélératrices peuvent s’étendre sur des distances allant de dizaines de mètres à des dizaines de millions de kilomètres, et se coupler à une énergie extérieure.

      En dirigeant un faisceau propulseur sur un objet réfléchissant, on exerce une traction ou une pression qui le soulèvera et le déplacera à notre guise. À basse intensité, une sphère métallique sera entourée d’un halo accélérateur s’estompant le long du faisceau incident comme 1/r2. À haute intensité et en impulsions, le faisceau, réfléchi en conjugué vers sa source par le plasma entourant la sphère, sera tout entier accélérateur.

      Dans un discoïde, les faisceaux tracteurs peuvent former un cône d’angle variable, vers le plasmoïde ou quelque réflecteur situé sur un mât télescopique sur l’axe central en amont. En aval, on a le principe symétrique de faisceaux éjecteurs qui se rétractent vers des réflecteurs en couronne à l’atterrissage. Antennes et réflecteurs du système à ondes stationnaires sont enfouis dans une substance peu dense servant à dévier le flux gazeux, comme une mousse de polyuréthane recouverte d’une pellicule dure. Pour f=2.45 GHz, W = 100MW, Q = 20, l= 6Km, la poussée maximale  w WQl/2c2 vaut 105 tonnes. Quand les faisceaux se replient, l’augmentation de Q compense la diminution de l.

      Le gaz aura préalablement été excité à la limite de l’ionisation et transformé en fluide ferroélectrique hyperpolarisable où l’intensité acoustique devient extrême, proche de l’onde de choc. Dans la basse atmosphère dans son état usuel, la polarisabilité étant marginale et l’onde acoustique n’induisant qu’une pression de quelques millièmes d’atmosphères, l’effet propulsif serait minime.

 

 

 

Tornades propulsives et crop circles: une soucoupe économiseuse d’énergie

      Les faisceaux radioacoustiques permettent de tirer profit des différences de température entre un sol chaud, conducteur et humide et l’atmosphère plus froide à une certaine altitude ainsi que de la chaleur latente de condensation pour catalyser la formation de mini-tornades et ainsi se sustenter et se propulser à moindre frais en les chevauchant. Le faisceau émanera d’une antenne en réseau de phase et visera un point au sol, voire un plasmoïde induit par un générateur à flamme ou des protons juste au-dessus, ce qui engendrera des ondes stationnaires.

      À cause de son assèchement par les micro-ondes, qui diminuent sa conductivité et donc sa réflectivité, le sol aura idéalement été récemment arrosé, enrichi de sels fertilisants pour ensemencer le plasma et le point visé sera mobile. Le moment idéal de la journée est le même que celui où les tornades et orages tendent à se former: entre 14 heures et en début de soirée, après une matinée chaude et bien ensoleillée. L’air chargé d’humidité s’élèvera, attirant à lui celui des alentours, dont la condensation libèrera de la chaleur additionnelle au fur et à mesure qu’il s’élèvera, ce qui lui permettra d’atteindre des altitudes de plusieurs kilomètres. Pour initier une belle tornade, le pinceau ou le foyer du cône devra nécessairement se déplacer en cercle, voire en spirale pour exploiter au maximum une surface donnée. Du fait du mouvement ascensionnel important et de l’aspiration spirale de l’air chaud depuis la surface chaude du sol avoisinant, le faisceau tournant lui-même est le siège d’un vortex, et les blés seront à la fois couchés et torsadés. C’est une façon habile d’exploiter l’énergie solaire: la puissance nécessaire nécessaire à maintenir en l’air un engin de plusieurs tonnes diminue. La modulation du faisceau aux basses fréquences en fait une arme électromagnétique, capable d’induire des modifications de la conscience et des suggestions auditives chez les témoins, tandis que sa directivité lui permet de tracer, en continu ou en impulsions, d’intrigants dessins. Mais plutôt que de vandaliser des cultures afin de déterminer leur efficacité sous divers paramètres, nos amis les militaires feraient mieux de créer des zones artificielles optimisées à cet effet.

 

      Pour avancer, on fait comment?

 

EMHD avec photons magnétiques

     Supposons, à l’instar de de Broglie, Salam, Lochak et Kühne qu’il existe un dual magnétique de l’électromagnétisme, c’est-à-dire des monopôles magnétiques et un potentiel pseudo-vecteur A'.  Dans ce cas, les champs peuvent s’écrire H' = Grad U' + dt A' ; D' = Rot A', ce qui inverse les signes relatifs des champs à ceux du potentiel vecteur. Il s’en suit qu’en combinant une onde stationnaire A = Ax Cos kz Cos wt  avec une duale A' = A'y Cos kz Sin wt, les forces sur les courants de déplacement induits Jx x By' et J'x x By sont parallèles et unidirectionnelles, s’inversant avec la phase de l’onde duale. Ce serait là un faisceau partout propulseur ou tracteur en continu. Toutefois, le couplage de la matière ordinaire au photon magnétique dépendrait de la vitesse absolue et serait de l’ordre de 10-6 selon Kühne.

 

 

Historique

     Deux chercheurs canadiens de l’Edmonton Electrical Engineering Dept de l’Université d’Alberta, G&GB Walker, publient l’idée générale de l’EMHD en 1974 et 1975, et la résument dans le journal Nature du 30 septembre 1976. James Cox en développe des applications aéronautiques, qu’il présente à Hartford, Connecticut, au AIAA/SAE 16th Joint Propulsion Conference de 1980. Elles constituèrent le sujet de son brevet US#4,663,932 qu’il reçut sept ans plus tard. Quelques-unes des illustrations l’émaillant furent-elles inspirées par les chasseurs futuristes de Star Wars de George Lucas? Malheureusement, les jolis engins des brevets de James Cox ne fonctionneraient pas tels quels, en raison de déphasages impropres.

      Les 460 millions de dollars qui financèrent l’Aurora furent détournés à l’insu du congrès américain en 1981 et l’engin fit son premier vol en 1987. Apparemment, l’U.S. Air Force et James Cox doivent quelques royalties à Lucasfilms, du moins pour l’inspiration! Décidément, l’histoire de l’Aurora ne doit pas grand chose au crash de Roswell. Néanmoins, le caractère exhaustif et abouti de l’étude accompagnant son brevet, et son parcours dans plusieurs entreprises du secteur militaro-industriel, suggèrent la synthèse d’idées déjà en développement.

      Comment l’axiome fondamental de la haute technologie s’applique-t-il à l’EMHD?

      La situation est comparable à celle d’un mode de propulsion exceptionnellement efficace, le moteur électrique dans le transport automobile et aérien aux faibles vitesses et altitudes. Mais il faut l’alimenter, ce qui conduit aux véhicules hybrides. Restés vingt ans à l’état de prototypes, les premiers modèles automobiles aujourd’hui commercialisés par Toyota le furent initialement à perte. Si les réacteurs du Concorde devaient être remplacés par des propulseurs EMHD, il faudrait trouver un endroit où générer l’électricité nécessaire, d’où réduction de la charge utile, complexité et encombrement accrus, etc. Et il y a le rayonnement électromagnétique indésirable. Quelques kilowatts suffisent pour créer des perturbations inacceptables dans un quartier. Or, il s’agit parfois ici de mégawatts! Enfin, il y a la densité de force, limitée par le champ de décharge et les problèmes d’aérodynamique des cavités aux plus hautes fréquences, les plus efficaces.

       Si s’avérait l’action de l’EMHD sur les courants de déplacement du vide polarisable que l’on supposera couplés au système gravitationnel auquel le vaisseau appartient, les principaux problèmes du voyage spatial, la nécessité d’embarquer une masse importante de fluide éjectable et le faible rendement des fusées ioniques, qui accélèrent fortement des masses minimes, seraient résolus, le propulseur agissant quasi directement sur les masses astronomiques du voisinage.(*) Autre formulation du dipôle gravitationnel que compenserait l’Univers en l’accélérant. L’EMHD étant généralement limitée par le carré du champ électrique maximal avant claquage, atteignant 30MV/m dans le vide contre 3MV/m dans la basse atmosphère, la densité de force en serait multipliée par un facteur de ~100, avec er -1 → er . En conséquence, les désavantages mentionnés concernant le transport aérien seraient compensés par des avantages dans l’espace, décisifs au point d’être révolutionnaires.

 

 

      Réitérant l’axiome fondamental de la haute technologie, on obtient

 

3/ L’Électrohydrodynamique

      Décline le condensateur asymétrique de Townsend Brown: fine électrode au gradient élevé en amont servant de source d’ions, électrode à grande surface en aval, soumises à un potentiel en dessous du seuil de décharge. Effet important: le vent d’ions. Avec une anode en amont et les autres facteurs négligés, l’impulsion gagnée par les flux électrisés est  d( ru) = n+eEdt = n+eEdx/u. Intégrant, on a le taux d’entraînement X = uf /u - 1 = n+e DF/ru2. Le corona positif du lifter crée la densité de charge  n+~108cm-3,  sous une différence de potentiel  DF ~ 40 KV de quoi il ressort que pour que l’entraînement atteigne 1/10, u la vitesse du lifter serait limitée à 2m/sec (AIAA2002-2249; Macheret, Shneider & Miles). Voilà qui n’est guère encourageant! Deux solutions. On multiplie les étages, et avec eux la densité de charge n+ , la différence de potentiel  DF  effectifs du système; donc la vitesse permise. C’est la micro-EHD. À raison de 50 étages au mètre, nous arrivons à 1000m/sec ou 3’600Km/h pour un système de 10 mètres. Sa disposition en surface travaille surtout sur les flux laminaires lents près des surfaces aérodynamiques, en mode subsonique dans l’onde de choc. Sinon, on augmente l’échelle et donc le potentiel accélérateur total, d’une part, et de l’autre on réalise l’injection directe des charges positives en amont par torche à plasma, ou bien l’ionisation par impulsions brèves de micro-ondes ou Laser suivie de l’absorbtion des charges négatives. Typiquement on atteint n+~1011cm-3 et  DF ~ 40 MV , ce qui permet u ~ 2000m/sec ou 7’200Km/h. C’est la macro-EHD. Quand la vitesse u est petite, le taux d’entraînement devient gigantesque, permettant une poussée considérable pour le vol stationnaire, l’atterrissage ou le décollage vertical. À vitesse u élevée, l’ampérage fourni au plasmoïde ⌠en+udV et donc la puissance ⌠en+u DF dV devenant considérables en propulsion primaire, un tel système sera surtout utile pour réduire le nombre de Mach effectif, accélérer la couche limite et les flux laminaires lents à l’intérieur de l’onde de choc, et ainsi réduire la traînée, la vitesse effective ueff restant modeste. Le taux d’entraînement étant inversement proportionnel au carré de la vitesse, la micro- et la macro-EHD peuvent « accrocher » les flux lent et se découpler des flux rapides, réalisant ainsi l’utilisation optimale. D’autres facteurs comme la pression électrostatique du fluide chargé, l’expansion qu’elle y induit en aval d’un gradient et l’électrocondensation améliorent encore le facteur d’entraînement et l’efficacité.

 

Micro-configuration

      Utilise un champ électrique pulsé sur des lignes d’électrodes déposées sur la surface isolante accélératrice, comme sur un cahier d’écolier, perpendiculairement au flux gazeux, selon le principe de l’accélérateur linéaire. Le système développé par J.R. Roth fit l’objet d’essais en laboratoire et à la NASA. Les fines électrodes des lignes supérieures en contact avec le gaz à accélérer sont typiquement espacées de 15 à 20mm, sont le siège d’un fort gradient qui excite l’air et le porte à sa limite d’ionisation. Elles y induisant une hyperpolarisabilité atomique par des avalanches localisées d’électrons et sont chacune suivies, sur la face inférieure du diélectrique, d’électrodes larges de 8 à 12mm. La tension typique est de 10KV à 60KV, et les fréquences dans le domaine audible, de quelques centaines de Hz à 25KHz. La fréquence est proportionnelle à la vitesse du gaz, de façon à ce que les ions, dipôles et aérosols soient accélérés à chaque passage successif sur l’électrode suivante. Des phénomènes d’électrocondensation jouent un rôle dans son efficacité, maximale aux basses altitudes, ainsi que les collisions ions-neutres qui, ensemble, augmentent la masse accélérée.

     Qu’est-ce que l’électrocondensation? La force cohésive interne de l’eau, d’origine intermoléculaire, liée à son dipôle électrique, n’existe pas à la surface liquide. D’où une tension superficielle qui tend à imploser et à vaporiser toute gouttelette qui voudrait se former. Mais la pression répulsive d’une charge électrique annule cette tension superficielle et aide la gouttelette à se former et à grandir, à une pression et à une température donnée.

      L’EHD combine les effets accélérateurs des gradients de champ dans le gaz neutre et les gouttelettes d’eau (un ferroélectrique fortement polaire) en amont d’où s’effectue un transfert de charge, qui peuvent être amplifié par l’excitation forcée de ce diélectrique, avec l’accélération électrique en aval d’un vent chargé d’ions, des poussières qui les portent souvent et des gouttelettes d’eau qui se sont condensées autour***. Passée l’électrode fine en amont, le gaz maintenant chargé, soumis à un fort gradient, subit une expansion du fait de sa pression électrostatique décroissante vers l’aval qui domine la tendance du diélectrique neutre à être attiré vers les gradients élevés. Du point de vue thermodynamique, après la charge du courant d’air sur l’électrode fine en amont, l’électrocondensation de la vapeur initialement présente y libère la chaleur latente, échauffe cet air, en dilate même la composante neutre et contribue à l’accélérer vers l’aval en le dispersant. Les gouttelettes chargées, électriquement accélérées, vont se concentrer vers l’électrode large en aval. Neutralisées, elles y sont volatilisées par le processus inverse d’électro-évaporation en refroidissant cette électrode. Le résultat est un deuxième jet orienté, de vapeur cette fois. En outre, quand l’électrode fine génératrice d’ions est une anode, les gouttelettes d’électrocondensation sont positivement chargées et se polarisent de façon à orienter leurs hydrogènes vers l’extérieur. En atteignant la cathode, les deux protons superficiels d’une molécule pénètrent plus facilement le réseau métallique et peuvent y former une entité exotique à orbitales protoniques bien plus denses autour d’un électron immobile. De telles entités se formeront, se désexciteront et même fusionneront d’autant plus facilement que la densité électronique (le nombre atomique) à la surface de la cathode est élevé, créant de micro-explosions ou bouffées exothermiques dont la chaleur contribue à l’évaporation et permet même des charges négatives additionnelles qui seront orientées et participeront à la propulsion. Toutes ces synergies: accélération d’un diélectrique par gradients électriques en amont, expansion de l’air, électrostatique ainsi que thermique par électrocondensation, ce qui contribue à l’effet propulsif, accélération électrique sélective des gouttelettes chargées vers la cathode, puis leur électro-évaporation avec réactions exotiques superficielles confèrent à l’EHD une efficacité unique. Elle sert à la propulsion, à la diminution de la traînée, à l’élimination de la turbulence en bouts d’ailes, à l’accélération ou au freinage localisé des flux sur des véhicules subsoniques, voire supersoniques ou hypersoniques à l’intérieur de l’onde de choc.

      Elle peut rendre opérationnelle la soucoupe à effet Koanda du type Avro, à condition que tous les paramètres en soient contrôlés électroniquement, selon les données de senseurs. Le flux sur sa surface supérieure peut être augmenté par l’effet Bernoulli en la faisant tourner, tandis que sur la face inférieure de l’engin, il repose entièrement sur l’EHD. Un tel véhicule produit une luminescence bleutée, visible la nuit sur ses surfaces accélératrices, et un sifflement acoustique intense et typique, de fréquence montante au décollage, outre celui de la turbine servant à l’alimentation électrique. La principale difficulté est le contrôle critique des fréquences de fonctionnement.

 

      Problème: agit sur des masses d’air limitées et nécessite une source de puissance électrique additionnelle.

 

Micro-configuration et effet de Hall

      L’EHD décrite ci-dessus est adaptée aux nombres de Mach modestes et aux milieux diélectriques; un champ magnétique transverse y augmente la résistance diélectrique et donc la densité de force. Aux vitesses élevées dans les milieux ionisés ténus, le même système devient, en présence d’un champ magnétique radial, normal à sa surface de révolution et au flux ionique, un propulseur à effet de Hall. Attention aux collisions électrons-électrodes! le champ devra être assez intense pour que le rayon cyclotron soit petit devant chaque étage, son gradient repoussant les électrons, ce qui impose des électrodes de forte perméabilité et de taille assez grande, sur la tranche d’où émerge un champ radial.

 

 

Macro-système

      Les nombreux mécanismes propulsifs et synergies sont identiques à ce qui est décrit plus haut, mais se développent à bien plus large échelle sur le véhicule tout entier, entre l’amorce de son onde de choc en amont et son prolongement en aval.

      Utilise le brevet de Townsend Brown/Bahnon, comme dans le B2, où le potentiel très élevé d’un générateur électrostatique à flamme se développe entre le véhicule et le flux arrière. Refroidi, mécaniquement élevé à un très haut potentiel, excité, ce dernier est découplé de ses électrons et ions ralentis qui forment un bouclier ionisé ou cathode virtuelle, visuellement assimilable à un « faisceau interrompu » complétant le système EHD. Typiquement, on obtient 15MV sur 30m, soit une charge de 1/20 de Coulomb et une force statique de 2.55 tonnes avec une turbine de ~15MW. Les charges opposées émises par le véhicule dans son onde de choc chargée vont périodiquement, lors de sa reconvergence en aval, neutraliser et vaporiser l’aérosol chargé qui s’y accumulerait par électrocondensation. De fait, le « faisceau interrompu » peut considérablement s’allonger et être le siège d’ondes électro-acoustiques longitudinales.

      L’importance des charges et des forces statiques permet la lévitation d’un objet en aval, idéalement conducteur et isolé du sol, une voiture, un mammifère ou un homme sur des sabots par exemple: l’Ovni développe une charge importante par rapport au sol grâce à un « faisceau interrompu » primaire qui l’atteint, puis se focalise vers l’entité à léviter.

      Concernant l’atténuation de l’onde de choc en amont du véhicule et en aval de sa pointe anodique, la pression électrostatique ainsi que thermique due à l’électrocondensation diminuent le nombre de Mach ainsi que la traînée en aval de cette pointe. La zone avant à fort gradient peut aussi être le plasmoïde chargé que crée en amont du véhicule un faisceau de protons ou une torche à plasma. Dans les deux cas, il y a apport thermique à la réduction du nombre de Mach. Enfin, ce peut être le faisceau conducteur d’une centaine de mètres, colinéaire au mouvement, d’un laser ultraviolet d’ArF, positivement polarisé, tout comme l’éventuelle torche à plasma, par un générateur électrostatique additionnel. À faible vitesse et altitude, les générateurs à flammes peuvent être orientés transversalement, voire remplacés par un balayage latéral de faisceaux conducteurs, de façon à fortement étendre la masse d’air accélérée lors de manoeuvres ou de survol immobile. L’avantage de l’EHD est la légèreté, le faible encombrement du générateur à flamme, la possibilité d’améliorer le rendement, l’aérodynamique et la vitesse d’un véhicule intégrant un tel système, du fait de son action sur les masses d’air immenses à l’intérieur de l’onde de choc toute entière et même son extension, si l’on considère un plasmoïde chargé induit par un faisceau de protons situé de quelques dizaines de mètres à plusieurs Km en amont, rôle qui peut aussi être plus modestement tenu par une torche à plasma ou un faisceau de Laser ultraviolet ArF colinéaire au mouvement, par l’extension du panache arrière ou latéral chargé d’une centaine de mètres, ou par un balayage transverse d’électrodes virtuelles ultraviolettes. Contrairement aux pales d’un hélicoptère, les électrodes virtuelles ne pénalisent ni le poids, ni l’aérodynamique aux vitesses élevées. En micro-EHD, la poussée est d’au moins une tonne par Mégawatt, ce qui est une amélioration de 66% par rapport à un réacteur seul. Du fait de l’action sur des masses d’air immenses, le rendement de la macro-EHD, est multiplié bien au-delà.

     Autre observation concernant la macro-EHD, outre l’accélération de grandes masses d’air et d’aérosols, mécaniquement favorable au rendement propulsif général: la contribution à la propulsion du véhicule et au bilan thermique de ses turbines ou statoréacteurs de processus impliquant le dégagement d’énergie de molécules d’hydrogène exotiques, à orbitales nucléaires compactes (p.ex. deux nucléons d’un isotope d’hydrogène autour d’un électron immobile). En effet, l’anode à pointe virtuelle ou réelle à gradient élevé en amont du véhicule étant une source d’électrocondensation autour d’ions positifs, les gouttelettes d’eau résultantes polariseront leurs hydrogènes vers la surface, lesquels subiront une réaction au contact de toute cathode métallique en aval créant des molécules exotiques à orbitales nucléoniques ultra-denses dont la formation, la désexcitation et la fusion, au sein de cette surface de haute densité électronique, particulièrement pour des nombres atomiques élevés, ou plus loin en aval, dégagera un surplus d’énergie à celle due à la simple décomposition électrique et recombinaison de l’eau sur cette cathode, sous forme de micro-explosions, orientées du fait de leur charge devenue négative. Ce phénomène non seulement contribue à l’effet lifter sur une surface aérodynamique en aval, mais se concentre sur les entrées d’air et les compresseurs des turbines en alliages de nickel, négativement polarisés pour fonctionner en tant que générateurs à flammes. L’air ainsi enrichi en molécules exotiques encore excitées, dégagera une énergie additionnelle lors de la combustion sur les surfaces métalliques internes de la turbine.

     L’idée de force hypothétique exercée sur les dipôles du vide polarisable vaudrait aussi pour l’EHD. L’effet escompté est de direction opposée et de deux ordres de magnitude inférieur à celui des lifters qui, dans les expériences réalisées sous vide, cessent d’y fournir une poussée mesurable, bien que de faibles anomalies inertielles aient été rapportées par certains expérimentateurs. Dans le vide il n’y a ni vent ionique, ni électrocondensation de l’eau, ni superpolarisabilité de l’Argon excité. La question des forces du gradient du champ électrique y reste néanmoins ouverte.

     De même que l’effet de Hall fait fonctionner la micro-EHD sur un mode différent aux vitesses et altitudes élevées, il permet aussi d’accélérer de grands volumes dans l’ionosphère aux nombres de Mach importants. Puisqu’un flux ionique hypersonique se développe le long du champ électrique entre la pointe virtuelle et la colonne d’échappement arrière, il suffira à la tranche de dégager un champ magnétique stationnaire radial, de sorte que le courant de Hall accélérateur soit annulaire tout autour du véhicule.

Voir:

http://plasma.ee.utk.edu/

http://techreports.larc.nasa.gov/ltrs/PDF/1998/aiaa/NASA-aiaa-98-0328.pdf

http://xxx.lanl.gov/abs/physics/0211001

http://www.blazelabs.com/l-vacuum.asp

http://www.blazelabs.com/e-exp08.asp

 

 

Facteurs participant de la propulsion EHD atmosphérique

  En amont de l’anode

• Force du gradient de champ électrique sur un diélectrique polarisable, en particulier les gouttelettes d’eau de plus de 50 microns de diamètre, la taille super-ferroélectrique au-delà de laquelle er~80.
• Si possible, exciter l’argon de l’air sans affecter l’eau

 

  Anode fine

• Les gouttelettes neutres, surtout au-dessus de la taille critique, sont attirées et reçoivent des charges multiples qui les fragmentent en aérosols chargés désormais de taille sub-critique où er~1
• Possibilité de vaporisation partielle par compression et échauffement, ou apport de chaleur (torche à plasma, micro-ondes, plasmoïde)
• Injection directe de charges positives (faisceau de protons, torche à plasma) ou absorption des négatives après ionisation (cascades électroniques par impulsions brèves de micro-ondes, laser ultraviolet).

 

   À l’aval de l’anode

• Accélération électrique linéaire des ions et aérosols chargés ou vent d’ions.
• Expansion électrostatique vers l’aval du fluide chargé, vers les zones de moindre gradient, et donc gain de vitesse.
• Du fait de l’électrocondensation, le fluide gazeux, y compris sa composante neutre, subit une expansion thermique globale sans variation de masse, qui s’ajoute à l’expansion purement électrostatique des charges . C’est le fluide tout entier qui est entraîné.
• On cherche à ce que les gouttelettes de l’électrocondensation restent en dessous de 50u jusqu’à une distance suffisante en aval de l’anode de façon à rendre la force du gradient électrique en 1/r3 négligeable.
• Les proto-gouttelettes de charge centrale unitaire jusqu’au delà d’une dizaine de nanomètres sont dominées par leur champ interne et de ce fait même légèrement antipolaires.
• Lors de l’expansion l’argon est désexcité

 

    Cathode large

• Attire les ions et gouttelettes chargées, qui s’y neutralisent.
• Dans ce cas, on a électro-évaporation explosive avec la chaleur empruntée à la cathode: l’expansion continue.
• Si la cathode est en Nickel, sa surface va se charger d’hydrogène, et catalyser la formation de molécules exotiques capables de fournir de la chaleur au processus.
• Un champ magnétique normal avec gradient, la pression, un revêtement diélectrique et le mode pulsé peuvent augmenter la résistance aux décharges et augmenter le champ accélérateur.
 

Vu que les particules de fumée sont chargées, leur cheminement ne reflète pas nécessairement celui de l’air.

 

 

 

 

Autres Ovnis made in the USA

      Le célèbre avion espion quasi hypersonique SR71 Blackbird. Sa manoeuvre favorite, le ‘Dipsy Doodle’ ou ‘Moulinette plongeante’, serait à l’origine de maintes observations d’Ovnis. Le pilote commence par allumer sa post-combustion, qui utilise du kerosène avec un additif antigel spécial donnant à ses flammes une lueur verdâtre, et monte haut vers la stratosphère, à 30’000m d’altitude. Puis commence sa longue plongée sur une pente de 20°, vers son objectif. Sa vitesse dépasse alors Mach 3.2, post-combustion allumée. Le témoin voit donc une boule de feu ovale monter d’abord dans le ciel (la planète Vénus?), puis s’immobiliser, et grandir, grandir dans un silence total. Puis l’engin qui, vu de face, ressemble à une soucoupe, semble s’allonger démesurément d’un seul coup  dans un bruit assourdissant, se transmogrifiant soudain en une gigantesque navette spatiale noire, avant de disparaître tout aussi vite, redevenant une boule de feu ovoïde qui remonte vers l’autre versant de l’horizon.

POPULAR MECHANICS (Chercher avec Ufo+dipsy+doodle)

      Il y aurait également un dirigeable triangulaire immense, construit par Lokheed Martin en 1982 pour l’US Air Force servant au transport nocturne et furtif de matériel. La propulsion utiliserait des ‘fenêtres’ planes à micro-EHD, lumineuses la nuit.

http://www.space.com/businesstechnology/technology/black_triangle_020805.html

       Et ceci

http://popularmechanics.com/science/military/2000/11/nuclear_flying_saucer/index.phtml

 

      Aux véhicules, ajoutons la possibilité de produire et de diriger à des vitesses arbitrairement grandes des plasmoïdes avec des faisceaux de protons de quelques GeVs (http://www.serve.com/mahood/probeams.htm), invisibles jusqu’à une certaine distance critique, au-delà de laquelle ils dissipent exponentiellement leur énergie en un plasmoïde assez localisé et bruyant, après avoir atteint, par freinage très progressif, une énergie critique (portée: quelques kilomètres selon l’énergie initiale), ou des faisceaux de micro-ondes, d’autre part, avec des antennes à réseaux de phase focalisés sur un point arbitraire, depuis le sol ou depuis des avions en altitude (portée d’une dizaine de kilomètres). Si la polarisation est circulaire, ou linéaire et tournante, un champ magnétique axial très intense est produit par l’Effet Faraday Inverse, qui confine le plasmoïde. (L’effet découle d’un développement relativiste au quatrième ordre de la cinétique du plasma et des équations de Maxwell.)

      De tels plasmoïdes, visibles et détectables au Radar, se révèlent utiles en tant que leurres contre des missiles ennemis et il est vraisemblable que certains systèmes de Radars militaires soient programmés pour les produire, en cas d’attaque. L’efficacité dépend de l’humidité et augmente si l’atmosphère a été ensemencée. L’endommagement physique d’un missile requiert une énergie et une précision élevées, tandis que la mise hors d’état de son électronique implique des intensités plus modestes. Les ballets de plasmoïdes au-dessus de certaines bases militaires seraient donc des exercices antiaériens. La sphère mystérieuse servira de cible de poursuite et de tir ou d’essai de déstabilisation mécanique d’un aéronef ou d’un missile. Un avion s’en approchant de trop près subirait de graves perturbations électromagnétiques et aérodynamiques. Elle pourrait exécuter nombre de manoeuvres impossibles comme des accélérations foudroyantes à angle droit et même sembler se dédoubler, lorsque le faisceau vise alternativement deux endroits différents.

      Un tel système peut aussi dessiner, depuis une certaine altitude, des ‘Crop Circles’ en desséchant la tige des blés mûrs. Même si les propriétaires des champs sont dédommagés, ce serait là un vandalisme inacceptable, au même titre que ceux subrepticement tracés de nuit par certains mystificateurs.

      Il est donc possible aux armées, surtout à la mieux équipée de la planète, d’organiser assez facilement un festival aérien d’Ovnis les plus divers, surpassant nettement celui des Rencontres du troisième type, avec vaisseaux fantômes gigantesques, noirs et triangulaires, ballets de plasmoïdes, de sphères luminescentes et atterrissage de véritables soucoupes volantes. Voir aussi, en Français http://www.ovnis.atfreeweb.com/

      Quant aux photos, la facilité avec laquelle l’amateur peut les truquer s’est accrue avec le numérique. Outre les clichés de prototypes et de drones divers, citons quelques classiques: le reflet d’une lampe à travers une vitre, un insecte, le légendaire enjoliveur de voiture ou couvercle de casserole lancé comme un frisbee depuis un balcon et photographié ou filmé depuis la rue, la maquette de soucoupe se balançant au bout d’un fil, la fusée éclairante ou pyrotechnique, et un nouveau type d’Ovni, celui que l’on incruste en vidéo dans le ciel bleu, même à travers les branches d’un arbre, et fait évoluer ou se dissiper en une nuée à sa guise.

 

 

 

Quelques facteurs de méprise

      Outre la mystérieuse foudre en boule; les plasmoïdes telluriques précurseurs de séismes; les nuages luminescents de Barium dans l’ionosphère; les traînées de condensations des avions illuminés par le Soleil à l’aube ou au crépuscule; les ballons-sondes; la Lune, la planète Vénus et Mars, qui semblent descendre en feuille morte quand elles sont observées derrière un repère proche en balançant légèrement son poids d’un pied à l’autre sans s’en apercevoir; le ballet des phares d’un hélicoptère, ou d’une voiture, virevoltant deux à deux, fusionnant avant de disparaître et de réapparaître, alternativement jaunes et rouges sur une route de montagne, à tort confondue avec le ciel nocturne; les nuages lenticulaires et le désormais célèbre ‘gaz des marais’, citons encore les ‘Elfes’, ‘Lutins’ et ‘Jais Bleus’ qui dansent, fantomatiques, au-dessus des orages lointains, jusqu’à l’ionosphère à 80Km d’altitude, où ils engendrent des ondes concentriques luminescentes et rougeâtres. Malgré la fréquence de leur occurrence, ils ne furent remarqués que vers 1994, sur des photos prises en soirée par le pilote d’un bimoteur. Leur persistance est typiquement de quelques dixièmes de seconde, ce qui les rend visibles à l’observateur attentif. Et il y a les rentrées atmosphériques et désagrégation de météorites ou de véhicules, en elle mêmes spectaculaires, capables de créer de longues processions de lumières célestes en formation triangulaire, d’autant plus spectaculaires s’il y a freinage magnétique, ce qui permet des changements de direction inattendus de certaines. Leurs traînées ionisées sont des conduits ou paratonnerres pour le déclenchement et focalisation des ‘Elfes’, ‘Lutins’ & Cie précédemment mentionnés, créant l’impression de faisceaux lumineux immenses projetés vers le sol. Et il y a les tornades, fortement électrisées, qui émettent des pulsations lumineuses périodiques, depuis une sorte de boule de feu mouvante et pulsante, qui semble allonger un long pseudopode luminescent vers le sol. De l’intérieur, elles évoquent d’étranges tunnels entre la Terre et le Ciel aux parois lumineuses.

      Maints phénomènes d’ionisation atmosphérique sont accompagnés de puissants rayonnements ELF à des fréquences psychotropes. Il en est de même des planètes, qui en induisent dans la magnétosphère et qui, lorsqu’elles se couchent, tendent à s’identifier à une présence extérieure. Ce n’est pas pour rien que les anciens les personnifièrent en Dieux.

      Le lecteur est encouragé à se méfier des faux Hommes en Noir et des Ummites truqués, ces mystérieux albinos qui parlent un brésilien au débit incroyablement rapide, grâce à un petit haut-parleur dissimulé dans le col de leur chemise. Et si, finalement, vous êtes sûrs de ne pas rêver éveillé ou d’être sous le coup de quelque hallucination due à l’heure tardive, à votre manque de sommeil, à votre état nerveux ou à un plasmoïde, qu’aucune explication rationnelle ne s’applique, alors, qui sait, ce sont peut-être réellement des extraterrestres?

 

 

 

Construisons une soucoupe volante

      En attendant d’en voir une atterrir d’une autre galaxie, une nuit sans lune, après avoir vainement cherché un raccourci que jamais vous ne trouvâtes, je vous propose, amis ufologues et soucoupomanes amateurs ou professionnels d’en construire une bien typique, genre U.S. années 1950-1960 en combinant des effets connus: effet Koanda, effet Bernoulli et EHD.

      Le but est de donner à l’air une accélération centrifuge en surface, du haut de l’engin vers sa périphérie, de façon à créer une dépression sur sa partie supérieure, puis de lui en faire contourner la périphérie pour finalement engendrer une surpression sous la partie inférieure. Le tout ressemble à un genre de vaisselle dont les éléments seraient tous posés à l’envers, surmontant un plat de taille respectable. En haut de l’engin, une sorte de moule à flan aplati surplombe le couvercle tournant entraîné par le flux de la turbine, au-dessus du fond immobile du frisbee.

      L’effet Bernoulli: les molécules d’air adhèrent aux surfaces en rotation en étalant le fluide gazeux vers le bord sous l’effet de la force centrifuge. À son tour, ce fluide accéléré entraîne des molécules voisines. L’idée s’applique à la chemise supérieure de l’engin. Nikola Tesla utilisa le principe dans sa turbine.

      L’effet Koanda: de l’air soufflé radialement à travers les fentes circulaires sur et autour de la surface supérieure en rotation tendra, d’une part à en suivre la surface, même courbe. De l’autre, ce feuillet de gaz en mouvement, comme celui entourant la colonne aspirée en haut, en accélérera un autre, adjacent. La réciproque du principe justifie un anneau de fentes aspirantes, au bas de l’engin, autour d’une tuyère centrale.

      Le problème de l’effet Koanda seul, c’est que le flux gazeux périphérique verrait sa pression augmenter en atteignant la face inférieure du frisbee. Surtout près du sol, il tendra à s’en décoller pour former des tourbillons, ainsi que l’illustra Jean-Pierre Petit. Le problème est rendu moins aigu par des rouleaux périphériques servant à courber le flux et un anneau de fentes aspirantes autour du centre inférieur, où des gaz peuvent être éjectés. Et c’est là qu’intervient l’EMHD ou l’EHD.

 

Vol hypersonique

      Quelles leçons tirer des différents schémas examinés plus haut et de leurs évaluations? Adoptons l’hypothèse d’une propulsion en milieu gazeux avec une source d’énergie traditionnelle, la plus compacte, quasi omniprésente dans l’aéronautique moderne étant la turbine à gaz, légère, durable et capable de fournir quelques dizaines de Mégawatts. La coupler à un alternateur, fût-il supraconducteur, pour en convertir toute la puissance, représentera un accroissement de poids, d’encombrement, de complexité et de coût difficiles à justifier. Ajoutons-y la densité de force limitée de l’EMHD aux champs modestes disponibles et aux faibles vitesses (taux de compression), excepté pour les systèmes à cavités, qui posent néanmoins des problèmes d’aérodynamique et de coefficient de qualité, la forte dissipation et les problèmes quasi insurmontables de la MHD, et l’on peut exclure tout système MHD de Laplace ou EMHD actuel utilisant de la puissance électrique de basse ou moyenne tension en tant que propulseur principal. (Une source de puissance électrique compacte et bon marché, mettons thermonucléaire, utilisant un convertisseur plasmadynamique, produisant directement de la puissance électrique et dont l’encombrement et le poids seraient équivalents à ceux d’une turbine à gaz serait certes utile, mais une telle source n’est pas commercialement disponible.) Reste donc la solution apparemment adoptée pour le B2, d’une propulsion à turbines (voire à statoréacteurs ou à fusées sur d’autres modèles), utilisées en convertisseur à flamme de type Townsend Brown pour alimenter un système EHD de très haute tension, à l’échelle du véhicule lui-même et de son onde de choc initiée par une pointe-électrode à l’avant réelle (torche à plasma, bord d’attaque ionisant) ou virtuelle (faisceau Laser, plasmoïde induit par un faisceau de protons), se bouclant vers la flamme arrière chargée du propulseur, pour faciliter la pénétration atmosphérique. Les autres méthodes mentionnées seraient utilisées pour le contrôle aérodynamique des flux autour de certaines régions critiques. Dans ce contexte, on peut envisager des avions hypersoniques traditionnels, ou bien à pointe virtuelle avançant perpendiculaires à leur tranche, tels les soucoupoïdes du Rensselaer Polytechnic ou un équivalent triangulaire arrondi, la tranche, la périphérie supérieure et inférieure de l’engin, dans l’onde de choc et subsonique, contenant un propulseur micro-EHD en surface. Pour l’effet de Hall, un champ magnétique intense est émis radialement sur la tranche équatoriale, ses lignes se recourbant de façon plus diffuse vers la normale de la surface inférieure du disque. Tout près, des cathodes diffusent des électrons que le champ électrique déplace vers l’équateur, mais que le gradient magnétique les empêche d’atteindre : ils dériveront autour en un anneau auroral. Dans l’espace, le champ magnétique deviendra dipolaire et servira à créer une magnétosphère artificielle poussée par le vent solaire. La synergie idéale entre propulsion chimique, EHD et MHD à effet de Hall exploiterait chaque méthode dans son régime optimal.

Soucoupoïde hypersonique inspiré de l’aérodyne du Mur du Silence de Jean-Pierre Petit et d’études faites au Renssaeler Polytechnic de New York vers 1994 sur la MHD.  Pour le contrôle des flux subsoniques dans l’onde de choc et sur la périphérie de l’engin, on utilise la micro-EHD en surface. En amont, un plasmoïde chargé induit par un faisceau de protons, magnétisé par des micro-ondes circulairement polarisées, sert de pointe virtuelle. À partir de cette pointe, se développe l’onde de choc en mode hypersonique, qui se boucle sur le panache arrière des générateurs à flamme. Le rétrécissement aérodynamique de la région périphérique y accroît la pression, le seuil d’ionisation E et et donc la densité de force EHD, qui prévaut aux basses altitudes. Parce que l’essentiel de la propulsion est fournie par le générateur à flamme et le faisceau de protons, qu’il n’y a ni ionisation complète de l’onde de choc tout entière, ni dissipation de courant dans l’essentiel de la zone périphérique, la centrale nucléaire de quelques Gigawatts devient superflue dans la mésosphère. À haute altitude et vitesse, la tranche se mue en propulseur à effet de Hall grâce à un champ magnétique radial. Aux faibles vitesses et altitudes, le plasmoïde-électrode virtuelle, qui gagne à rester quasi stationnaire, n’amorce plus l’onde de choc, mais fournit néanmoins une poussée EHD, utile lors de manœuvres telles que l’atterrissage en feuille morte; le volume accélérateur et donc le rendement EHD sont alors substantiellement augmentés par l’orientation latérale des générateurs à flamme ou un balayage transverse d’électrodes virtuelles à faisceaux ultraviolets.

Les câbles supra du bord d’attaque, le champ vu de profil avec ses nuages électroniques en bleu ciel.

Le B2 vu de haut, son plasmoïde en amont, le bord d’attaque électrisé et son nuage de Hall supérieur, ses générateurs à flammes à l’arrière,

 

Le B2*

      Appliquons le concept du propulseur Hall/EHD à deux étages à la version classifiée du B2. Son fuselage central comprendrait un accélérateur linéaire supraconducteur éjectant un faisceau de protons de quelques dizaines de MeV à très haute altitude, à plusieurs centaines de MeV plus bas, tel que celui-ci. À haute altitude, la puissance requise pour l’accélérateur devient modeste, tandis que plus bas, une puissance additionnelle d’au moins 30MW serait produite par le groupe électrogène turbines/alternateurs supra. Un champ magnétique intense traverse le bord d’attaque, perpendiculairement au mouvement. Ses lignes se recourbent vers l’arrière en s’écartant mutuellement pour retraverser l’aile en aval à moindre intensité. Il s’atténue aussi vers l’extrémité des ailes afin que le courant de Hall se boucle à travers elles. À haute altitude, le bord d’attaque est donc pris en sandwich entre deux nuages électroniques virtuels particulièrement intenses au centre: nous avons là notre accélérateur de Hall linéaire. Les nuages électroniques accélérateurs au-dessus et au-dessous des bords d’attaques y sont attirés par le champ électrique, tandis que le gradient magnétique les empêche d’en atteindre la surface. À basse altitude, le même champ augmente la résistance diélectrique de l’air et empêche les décharges intempestives vers le plasmoïde en amont. Puis, l’accélérateur EHD arrière: des segments sur le nez et le bord d’attaque sont positivement chargés, excepté devant les entrées d’air des turbines afin de ne pas y court-circuiter l’injection de charges négatives, et les fines colonnes de gaz négativement chargés éjectées à l’arrière. À altitude et nombres de Mach élevés, le flux contournerait les réacteurs, dont les nacelles fonctionneraient en statoréacteurs, comme sur le SR71. Dans ce régime, il est possible qu’un convertisseur MHD soit utilisé. À faible altitude, le B2* serait capable de manoeuvres étonnantes, comme de rester immobile à la verticale, suspendu à son plasmoïde, la poussée étant augmentée par la déviation latérale des flux des générateurs à flammes, étendant le volume accélérateur, voire d’atterrir et de décoller quasiment à la verticale.

      Pourquoi le B2* est-il si cher? Au coût d’un avion traditionnel, ajouter celui des études et essais, de la forme et du revêtement furtifs, du système de volets, du câble supraconducteur dans le bord d’attaque et l’aile, des réacteurs convertibles en statoréacteurs et capables d’exciter les alternateurs supra nécessaires à basse altitude, des générateurs MHD auxiliaires fonctionnant à haute altitude, de l’isolation thermique des supraconducteurs, du bloc cryogénique, de l’accélérateur à protons, des divers systèmes de gestion, de surveillance, de contre-mesures et, last but not least, les coûts de maintenance annuels vu la fragilité de cette usine à gaz.

 

 

Autoroutes pour véhicules à EHD-EMHD

      Comment optimiser le mode EHD ou EMHD? D’une part, la pression atmosphérique et l’humidité doivent être maximales. Un tel système est donc indiqué pour tout survol à basse altitude des flots, surtout de mers chaudes (Navions, missiles mer-mer, surveillance anti sous-marine, etc) ou de terres agricoles (missiles de croisière). En 1993, des chercheurs annoncèrent la découverte, jusqu’à 3100m d’altitude, de véritables fleuves atmosphériques temporaires et changeants, couloirs généralement de 240 Km de large (maximum 780Km) et dont la longueur atteint 7700Km. Il y en a typiquement cinq par hémisphère à un moment donné qui émergent de l’équateur et s’écoulent vers les pôles, et chacun transporte 170 mille tonnes de vapeur par seconde, ce qui est comparable au débit du fleuve Amazone. Les zones orageuses et pluvieuses de plus basse altitude en sont les prolongements, véritables entrées-sorties d’autoroutes pour ce type de véhicule. Ces systèmes atmosphériques sont repérés en temps réel par satellite. D’autre part, la présence de gouttelettes de condensation ou d’aérosols est souhaitée, ce qui se produit naturellement sur l’onde de choc d’un véhicule volant à la vitesse du son. Les deux facteurs sont exacerbés dans les traînées de réacteurs d’avions ayant précédé le véhicule, naturellement enrichis en eau et en particules, ainsi que par ensemencement additionnel. L’utilisation récente dans l’aviation de carburants plus riches en hydrogène tels que le JP-8 augmente ces traînées, tandis que les turbines modernes, de meilleur rendement et de sortie des gaz plus froids, en accélèrent l’apparition, les rendant plus spectaculaires. De telles traînées constituent donc des couloirs ou de tels systèmes propulsifs fonctionnent mieux, ce qui peut être mis en parallèle avec les fameux chemtrails, et l’observation à l’intérieur de ceux-ci de véhicules exotiques. Finalement, il existe un moyen sophistiqué de réaliser un couloir de condensation en amont d’un véhicule : le faisceau de neutrinos de quelques dizaines de GeV projeté à l’avant. Bien que les neutrinos de très faible énergie soient fantomatiques, leur section de diffusion avec la matière approche celle des électrons dès quelques dizaines de GeV en raison de l’unification électrofaible. Ils peuvent donc être facilement produits dans un accélérateur. Et peuvent éjecter des électrons par collision élastique, devenir eux-mêmes des électrons relativistes en convertissant un électron en neutrino ou un neutron en proton. Bref un véhicule peut générer des gerbes d’ions en amont grâce à un tel faisceau sur plusieurs dizaines de Km, lesquels serviront ensuite de germes de condensation. Un tel faisceau peut aussi servir d’arme antiaérienne ou anti-satellite, mais son accélérateur reste pour l’instant bien trop lourd, encombrant et gourmand pour être embarqué.

 

 

Aérodynes hypersonique type Aurora

      Là aussi, prépondérance de la propulsion thermo-aérodynamique et de l’EHD/effet de Hall: plasmoïde en amont créé par un accélérateur à protons pour réduire le nombre de Mach et la traînée, dont la puissance et la consommation restent modestes à haute altitude, bords d’attaque réels et virtuels électrisés et magnétisés, générateurs à flamme à l’arrière et gouvernes à MHD passive. On parle également de réacteurs à détonation pulsée et de statoréacteurs supersoniques. À très haute altitude, ceux-ci utiliseraient ponctuellement la MHD pour la compression, l’adaptation et le contrôle des flux aux divers régimes de vol.

L’Aurora selon des témoignages recueillis en Grande-Bretagne: http://www.dreamlandresort.com/black_projects/aircraft.htm

Dans "Top Secret" de Mai 2004

 

 

      Et les limitations de l’énergie chimique?

 

 

Sur les énergies alternatives

     La Fusion thermonucléaire maîtrisée? Nous en serions loin avec la méthode classique.

      Restent l’énergie nucléaire de fission, les transmutations à basse énergie et une curiosité découverte par le physicien britannique Lord Rayleigh, en 1936. Dans des décharges gazeuses à très basse pression (H, N, O), se déroule une étrange réaction dégageant davantage que 107eV/atome, soit plus de vingt fois l’énergie résultant des réactions chimiques traditionnelles. Rayleigh poursuivit ses expériences qui firent l’objet de deux publications supplémentaires dans les Proceedings of the Royal Society of London jusqu’en 1946. La nature de cette énergie reste très mystérieuse, raison pour laquelle personne ne cite ses travaux dans le monde académique. Ils seraient à l’origine des développements et recherches de Randell Mills visant à une exploitation commerciale dans son procédé ‘Blacklight power’, reproduit par plusieurs laboratoires universitaires et indépendants, et de sa théorie très controversée sur des atomes rétrécis sous leur état fondamental. L’énergie ainsi disponible atteindrait plusieurs centaines de fois l’énergie chimique, dans un plasma à 1M°K susceptible de directement générer de l’électricité par MHD, les produits exotiques dérivés permettant des explosifs capables d’initier des réactions thermonucléaires (bombes ultra-miniaturisées) ou des aimants ultra-puissants, qui rendraient enfin possible la propulsion atmosphérique à EMHD.

      R.M. Santilli a proposé des états exotiques de deux électrons liés en une seule entité de masse et de charge double, l’isoélectronium, qui permettrait de nouveaux états de l’hydrogène négativement ionisé ou de l’hélium. L’état fondamental de l’iso-hydrogène serait à -108eV. De tels états liés apparaissent entre électrons classiques chargés et magnétisés, dans la théorie de Barut avec moment magnétique anomal et dans celle de Santilli-Animalu. Ils permettent des anneaux électroniques ou EVs constitués de nombreux électrons au spin aligné le long d’une ligne de flux fermée et enfilés sur celle-ci comme des perles sur un collier. Dans la version classique, les électrons sont distants de 10-11cm et de 5x10-13cm dans la version quantique relativiste. Dans cette dernière, la densité de charge catalyse des réactions de fusion-fission à basse énergie décrites ici entre plusieurs noyaux, même lourds, en surmontant la barrière de Coulomb et en fournissant la source d’électrons nécessaire. Les résultats de Rayleigh et de Mills seraient des fusions engendrées entre deux noyaux avec Z < n orbitant de part et d’autre un agrégat n-électronique produit sur une cathode ou dans une décharge, lors de collisions interatomiques.

      En 1987, Maric, Dragic, Holland et Vigier découvrent une solution à trois corps mathématiquement simple, où deux protons ou deutérons orbitent autour d’un électron immobile, idée reprise par Asim O. Barut en 1990. Une surface métallique électriquement polarisée selon sa normale et négativement chargée attire deux noyaux d’hydrogène, les rapproche, fournit l’électron immobile et catalyse cette réaction, ce qui expliquerait que la fusion froide est généralement observée sur de telles surfaces. L’état le plus bas de la molécule exotique d’hydrex ionisé (H2+) n=4 aurait une énergie de -1.7KeV, soit 84GJ/Kg ce qui permettrait de produire 20MW durant un jour avec 20.5Kg et ouvre des perspectives intéressantes pour les vols habités dans le voisinage de la Terre. Les raies spectroscopiques en dessous de l’état fondamental traditionnel de l’atome d’hydrogène sont une quarantaine, en fonction du seul nombre quantique principal et sont des transitions quadrupôles. Récemment, Jean-Pierre Vigier affina le modèle en y introduisant les couplages spin-spin et spin orbite. Les rayons des molécules exotiques d’hydrex et de deutex descendant à 614 et 480 Fermis respectivement, la probabilité de fusion thermonucléaire ultérieure est importante, même dans la sonoluminescence et les chambres de combustion des moteurs traditionnels. Voilà aussi pourquoi une décharge dans du deutérium gazeux produit plusieurs ordres de magnitude davantage de neutrons que prévu: initialement, des molécules exotiques sont produites. Mais leur fusion, extrêmement énergétique, met fin au processus en les dissociant. D’où l’impasse de cette voie découverte en 1957. On travaillera donc par étapes: un plasma de deutérium auto-ionisant à basse pression se convertit en électricité et en molécules exotiques, dont les composés polymères, recueillis, sont transformés en fibres ultra-denses. Dans une machine à décharge genre MAGPIE, l’énergie de fusion disponible est alors considérable, de l’ordre de 8MeV/atome, ce qui autorise les vols habités dans le système solaire.

Voir:

K. Shoulders ; voir http://www.rexresearch.com/ev/ev.htm

http://www.mypage.bluewin.ch/Bizarre/EVs.htm

http://www.blacklightpower.com/

http://www.rexresearch.com/articles/activen.htm

Et l’article suivant sur les états liés de protons:

Dragic, Z. Maric, J.P.Vigier: New quantum mechanical tight bound states and ‘cold fusion’ experiments; Phys Lett A. 265 (2000)pp163-7
L’état d’énergie minimale pour deux protons autour d’un électron a n=4, R=614fm et E~ -1.7KeV, car n<4 donne un rayon inférieur à celui de Compton de l’électron. Pour deux deuterons et un électron, n=5, R=480fm et E~ -2.2KeV.

 

L’Antimatière

      Selon Jean-Pierre Petit, les militaires américains produiraient industriellement de l’antimatière, pour certaines de leurs armes et véhicules. C’est possible en quantités expérimentales, mais très onéreux... à condition de disposer d’un accélérateur géant à supraconducteurs couplé aux chambres et installations de capture nécessaires. Robert Forward décrivit le procédé en détail dans Mirror Matter et le résuma dans Future Magic. Le seul moyen exploitable de stocker cette antimatière est sous forme d’ions libres dans des ‘Pièges de Penning’, où ils sont confinés par un quadrupôle électrique de révolution et un champ magnétique axial. On pourrait stocker les quantités nécessaires pour placer un petit véhicule expérimental en orbite basse. L’idéal serait de former des atomes d’antihydrogène avec des positrons, de les confiner, de les refroidir sous vide avec des Lasers, de les cristalliser, et de stocker les micro-cristaux en lévitation électrostatique, toujours sous vide et près du zéro absolu. On n’y est pas encore: les premiers atomes froids furent observés en février 2002 par le groupe américain ATRAP du Cern, et 50’000 atomes d’antihydrogène gazeux produits par le groupe concurrent ATHENA, aussi au Cern (19 sept. 2002), ce qui représente 8.37 x 10 -23Kg ou 7.5mJ.

      Quant à piéger des antiprotons dans un cristal de matière ordinaire, cela semble totalement invraisemblable. Ce qui confine un électron dans un liquide, une molécule ou un cristal, c’est non seulement sa charge, mais le principe d’exclusion de Pauli. Les électrons étant indistinguables, ils ne peuvent occuper un même état. Dans le cristal ou la molécule-piège, tous les états disponibles sont occupés, et donc un électron additionnel, fut-il lié à un atome piégé, reste toujours à la périphérie, dans son puits de potentiel confinant (s’il s’en écarte, il se heurte immédiatement aux orbitales électroniques occupées qui le remettent à sa place, quitte à subir un échange standard dans le processus). De ce fait, l’état d’électron piégé est quasi éternel. Mais un muon ou un antiproton sont les seuls de leur espèce dans leur voisinage: les orbitales muoniques ou antiprotoniques étant toutes vacantes, l’échange avec un électron externe ou son écartement temporaire, loin de préserver l’état initial, initieront la capture puis la désintégration fatale. Après avoir été freinée dans le cristal, l’entité se trouve à une vitesse thermique et son onde étalée la met nécessairement en contact, telle une amibe, avec les orbitales externes vacantes d’un atome, vers le noyau duquel elle va dès lors converger sur des orbites de plus en plus basses, toutes inoccupées, en émettant une cascade de photons. En une demi-douzaine de nanosecondes tout au plus, elle sera à proximité suffisante du noyau pour s’annihiler avec l’un de ses protons, s’il s’agit d’un antiproton. Pour rester confiné, il ne suffit pas qu’il existe un puits de potentiel classique pour une charge négative! Il faut que la probabilité de passage par effet tunnel vers une orbitale antiprotonique avoisinante vide soit quasiment nulle. Il est vrai qu’il existe des états métastables plus longs d’antiprotons piégés dans de l’hélium liquide, mais leur durée se chiffre en microsecondes, si mes souvenirs sont exacts. Les atomes exotiques les plus stables sont, à l’état gazeux, le protonium ( p-p, 1-10ms) et l’hélium protonique (p-a  ~3ms, peut-être jusqu’à 10ms dans le vide) à condition d’être très excités (n > 40).  On est loin des cristaux de dilithium de Star Trek. J’ai toutefois spéculé ici, quant à une possibilité originale de produire de l’antimatière et d’en stocker les précurseurs.

http://www.aps.org/apsnews/0798/079810.html

 

L’énergie du ‘Point Zéro’

      À ma connaissance, aucun montage produisant ne serait-ce qu’un Watt n’a pu être reproduit par les cohortes d’expérimentateurs, qui pourtant ne manquent pas. J’y vois un parallèle avec une certaine bulle financière spéculative liée à l’internet. Il y a beaucoup d’enthousiasmes, de rumeurs et d’erreurs de mesures, des mystifications avérées, des théories bizarres, mais quasiment rien de tangible, excepté pour certains procédés de chimie exotique, tels le processeur multicarburants Pantone, un procédé Russe d’électrolyse de l’eau sous haute tension (Prof. Kanarev), le procédé Magnegas de R.M. Santilli (rebaptisé Nextgas suite à des conflits de personnes) et le procédé Blacklight, qui semblent plutôt refléter notre incompréhension actuelle de la chimie plutôt que la fameuse énergie du vide quantique.

 

Radioactivité stimulée

      Des procédés de physique nucléaire exotique ne sont pas non plus à exclure, qui pourraient avoir joué un rôle mal compris dans certains montages de Moray et Tesla. De nombreuses études, certaines initiées depuis les années vingt et publiées dans des revues sérieuses, montrent que, contrairement à ce que laisse supposer le Modèle Standard, la désintégration radioactive de très nombreux isotopes, dont certains, comme ceux du Tungstène ou du Thorium, voire du Bismuth ont des demi-vies naturelles de dizaines de milliards d’années et plus, peut être électromagnétiquement accélérée de façon à être exploitée dans des sources propres (pas de déchets nucléaires ni de neutrons) et très compactes de puissance électrique. Certaines sont en développement industriel depuis les années cinquante aux U.S.A.

http://www.ensmp.fr/aflb/FLB-nouveau/Ouroutskoiev.htm (en français) rappelle une expérience décrite dans le Scientific American des années 1920, où des fils de Tungstène étaient totalement transmutés en Hélium et en Mercure dans de très fortes décharges.

http://www.ensmp.fr/aflb/AFLB-282/aflb282p173.htm 

http://www.lenr-canr.org/  

http://pacenet.homestead.com/Transmutation.html 

http://www.rexresearch.com/adept/aa4whe.htm 

http://www.rexresearch.com/articles/gaschler.htm

http://www.rexresearch.com/articles/jovits~1.htm

http://old.jccc.net/~rhammack/  (nombreuses références et observations)

W.A. Barker : US patent 4961880

http://www.michaelmandeville.com/paradigm/dexmrad1.htm

http://www.amasci.com/freenrg/barker.txt

Pour des produits en dévelopement, voir

http://www.nuenergy.org/

http://www.betavoltaic.com/research.html

http://www.plasmavolt.com 

http://www.neutronstructure.org/

      Parmi les phénomènes de désintégration accélérée, ceux de radioactivité bêta stimulée par des champs électromagnétiques intenses firent l’objet des remarquables études de Howard R. Reiss dans les années 1983-1987, qui utilisa la théorie standard et que confirment les nombreuses expériences et observations de Roy K. Hammack. Les prototypes à énergies prétendument ‘libres’ mettent souvent en jeu ce phénomène : dans des décharges intenses (Moray, Gray, Tesla), dans des machines électrostatiques+magnétiques (Testatika), ou dont les aimants permanents au néodyme ou samarium (radioactifs) sont soumis à de fortes pulsations de champ (Johnson, Searl) et isolés de façon à se polariser électriquement. Dans le même contexte, les fortes perturbations électromagnétiques à proximité de certains noyaux dans les plasmas de deutérium ou d’hydrogène dans lesquels se développent les phénomènes du type de ceux observés par Rayleigh, puis  conceptualisés par Barut, Vigier et Santilli, seraient à l’origine des étonnantes expériences de Yull Brown, où la combustion d’un magnégas d’hydrogène et d’oxygène issu d’une électrolyse à arc intense accélère la désintégration de substances radioactives au point de les neutraliser complètement.

      Il y a donc possibilité de libérer une énergie nucléaire propre par combustion hyperchimique.

      Hal Fox obtint des résultats similaires dans ses cellules à électrolyse LENT-1, avec la neutralisation complète d’uranium, de thorium et de tous leurs dérivés. Il proposa que le processus mettait en oeuvre les vortex de dizaines ou de centaines de millions d’électrons découverts par Kenneth Shoulders et appelés EVs, qui se forment dans certaines décharges, dans l’électrolyse à arcs et lors de transitions de phase triboélectriques dans le deutérure de palladium. Leurs champs électromagnétiques extrêmement intenses  (potentiel de plusieurs MV dû à des filaments de plusieurs microns dont le diamètre de 10-14m contient un champ magnétique de 1012 Teslas) permettent d’envisager la désintégration nucléaire stimulée, exactement telle que l’envisageait initialement Howard R. Reiss, dans des tubes à décharge tels que ceux de Moray ou de Gray.

 

Effet Barker?

      Et il y a les curieuses expériences de William A. Barker dans le potentiel négatif homogène de générateurs Van de Graaf, dont les relations empiriques semblent avoir été confirmés par d’autres expérimentateurs. Elles pourraient être liées à une variation d’échelle et de la masse effective des électrons dans un potentiel, à l’instar des constituants de l’atome d’hydrogène, qui s’allègent de 13.6eV en se liant et que la théorie standard ignore.**** 

      Le phénomène a toutefois des explications s’accordant avec la théorie de Howard Reiss: l’échantillon situé près d’une ouverture de l’enceinte du Van de Graaf est soumis à un gradient. En outre, un générateur de Van de Graaf négativement polarisé possède un gaz électronique superficiel dense, ionise mieux et de façon moins linéaire l’air ambiant, en raison notamment de l’effet photoélectrique et du rayonnement de l’air excité, créant d’importants micro-effets de corona explosifs sur toute aspérité superficielle. Surtout quand cette dernière est une poussière radioactive, qui dès lors déclenche ces effets de micro-corona, expulsant périodiquement des agrégats d’électrons ou EVs, eux-mêmes émetteurs de photons de 2KeV. Une fois formé, un EV linéaire chargé évoluerait vers un filament magnétique neutre terminé par de pseudo charges magnétiques, capables de catalyser des réactions nucléaires. Par contact avec la vapeur d’eau atmosphérique, la surface négativement chargée du VdG est aussi une source de hydrex (molécule d’hydrogène à orbitales nucléaires autour d’un électron) et de pseudo di-neutrons (idem autour d’un doublet d’électrons), qui participent à de telles micro-explosions se muant en bouffées énergiques de vent ionique. Elles seraient la source de la sur-unité des montages à décharge capacitative de Moray, Gray, Perrault et Correa. Le résultat est une désintégration accélérée de ces poussières superficielles radioactives soumises à un champ électrique et électromagnétique intense et fluctuant selon les mécanismes de H. Reiss, donnant lieu à des sifflements, grésillements, crépitements et étincelles très localisés, dans les ventres de multipôles. Dès lors, le VdG négativement polarisé et à la surface contaminée fuit davantage que dans la polarisation opposée, ce qui se traduit en instabilités auto-entretenues, en mouvements de charge superficielle et multipôles électromagnétiques oscillants, y compris dans la mince enceinte conductrice aux basses fréquences. Et les gamma de la désintégration accélérée des poussières superficielles, tout comme les EVs neutralisés et les pseudo di-neutrons traversent aisément la mince paroi du VdG en Aluminium, stimulant la désintégration de substances placées à l’intérieur, à l’instar de l’hydrex présent dans l’air.

      Nous sommes donc loin de l’électrostatique idéale: la puissance additionnelle alimentant le Van de Graaf négativement chargé et superficiellement contaminé se dissipe essentiellement en EVs, hydrex, vent ionique et ondes stationnaires, une part seulement des modes dipolaires étant rayonnée. La polarisation positive possède des oscillations et instabilités similaires, moins intenses qu’en charge négative mais manifestement davantage qu’en charge nulle. Mais elle ne génère ni EVs, ni les rayons gamma qui en émannent, ni hydrex, pseudo di-neutrons et monopoles. Ces derniers sont également produits par les innombrables pointes végétales reliées au sol négativement chargé et humide, particulièrement au printemps, le sol ayant une différence de potentiel d’environ -250KV vis-à-vis de l’ionosphère, potentiel fluctuant au grès des sphériques, sources d’excitation électromagnétique et d’ultraviolets corrélés. Un potentiel négatif amplifie cette différence de potentiel, concentre les lignes du champ terrestre, y compris leurs composantes ionosphériques variables, tandis qu’un potentiel positif les écarte. Dans ce cas, l’effet des variations du champ atmosphérique sur la radioactivité naturelle serait maximal au sommet d’une hauteur verdoyante dominant les alentours, par temps humide et clair, et minimal dans une cave ou un rez-de-chaussée en ville. Quoi qu’il en soit, on observe généralement une augmentation de la désintégration dans un potentiel négatif (et depuis un pôle magnétique Sud pour la radioactivité bêta, en raison de la violation de la parité) et une diminution dans un potentiel positif (et depuis un pôle Nord), phénomène qui serait à l’origine des observations de Reichenbach et de Reich, ainsi que de l’effet Biefeld-Brown, où un condensateur subit une poussée vers l’armature positive, du fait que les désintégrations induites se concentrent sur l’armature négative.

      Note: je suis incapable de confirmer l’effet Barker original. J’ai placé une montre Oméga automatique des années 1950 dont le cadrant au radium induisait ~2000CPM sur un compteur Geiger, aiguilles rapprochées de 12h et fenêtre du compteur tout près du verre, durant 200 heures dans l’hémisphère d’un Van de Graaf de ~400KV entraîné par un petit moteur, en milieu urbain. Le compteur fournit toujours 2000CPM neuf mois plus tard. Si effet Barker il y a, il apparaît donc vraisemblablement dans les régions de gradient élevé, soumises à des instabilités, sous l’effet de la formation de l’hydrex et d’agrégats d’électrons. Un environnement riche en hydrex et EVs neutralisés naturels ou non, de même que la puissance dissipée par le VdG négativement polarisé joueraient un rôle.

 

Montgolfière électronucléaire et forces implosives

      Fonctionnant en générateur à flamme alimenté en hydrogène et hydrex, le brûleur d’une Montgolfière dont l’air chaud est initialement guidé dans une manche isolante verticale, engendrera des différences de potentiel atteignant quelques millions de volts, ainsi que des champs, des décharges, des tourbillons et des fluctuations intenses sur des surfaces métalliques située plus haut, où apparaîtra une production et fusion additionnelle d’hydrex, de plasmoïdes et d’EVs. Cette Montgolfière n’est autre qu’un Van de Graaf négativement polarisé géant à courroie gazeuse. Dès lors, si le flux contient les traces d’un isotope instable, à l’énergie originelle de la flamme s’ajoutera celle de la désintégration stimulée de cet isotope par la fusion, dans le vortex électrisé qui s’élève et la production additionnelle, désexcitation et fusion d’hydrex sur les fentes concentriques métallisées et chargées qui, plus haut, forment l’ouverture à la base du ballon. À condition de rester assez modeste pour ne pas y mettre le feu, voilà notre Montgolfière devenue nucléaire! Curieusement, les frères Montgolfier pensaient que du feu émanait un fluide électrique subtil capable de vaincre la gravité s’il était confiné. Peut-être furent-ils inspirés par des textes sanskrits sur les Vimañas, nouvellement traduits en Français, décrivant des phénomènes similaires? Une turbine fonctionnant comme générateur électrostatique à vortex correctement configurée s’emballera toute seule, et s’élèvera dans son propre vortex. Le même phénomène survient naturellement: une micro-tornade près d’une faille géologique riche en minéraux radioactifs et sur une hauteur élèvera thermiquement les ions négatifs, les molécules de hydrex et les atomes de radon, tous présents en abondance au-dessus de certaines sources et cascades et chargera des nuées. Plus haut, sous l’effet de micro-arcs entre particules chargées à la frontière de flux aérodynamiques contraires, l’hydrex et le radon libéreront ensemble leur énergie et amplifieront le processus. D’où l’on déduit que la truite que Viktor Schauberger vit s’élever hors d’une cascade était vraisemblablement à propulsion nucléaire! Et que la mystérieuse force implosive qui apparaissait dans ses vortex et en refroidissait la périphérie n’était autre que la force électrique, immobilisant les ions extérieurs et refermant les vortex chargés sur eux-mêmes, la source d’énergie nucléaire étant d’autant plus propre que son utilisation était complète.

 

Utilisation en aérospatiale

      Polarisés en générateurs électrostatiques, un réacteur ou une fusée développent une différence de potentiel de ~ -15MV entre eux et la tornade éjectée à une certaine distance en aval, vers des tuyères concentriques en tungstène où s’accumulent les charges négatives et qui gagneront à être électromagnétiquement stimulées afin de maximiser les synergies impliquant la production additionnelle et fusion d’hydrex. Le potentiel négatif y génère des EVs et permet la désintégration flash d’un isotope instable, et même des isotopes lourds normalement stables qui résultent. Pour un avion, la modification consiste à guider en spirale le flux des turbines situées à l’avant et connectées aux bords d’attaque conducteurs, sur une demi-douzaine de mètres à travers un tube diélectrique qui s’évase vers des tuyères concentriques parachevant la désintégration stimulée par la fusion, ce qui ressemble fort au B2-spirit et à son prédécesseur historique, le Horten. Le résultat: l’EHD fait pénétrer le véhicule plus facilement dans l’atmosphère, à quoi s’ajoute la post-combustion à fusion/fission, effective même dans le vide pour une fusée. La poussée, la charge utile, la vitesse et le rayon d’action conventionnels en sont multipliés. Sur des avions existants, le rendement serait toutefois moindre, du fait de l’absence des tuyères excitatrices en aval, nécessairement virtuelles, car ne reposant que sur l’électro-turbulence; d’une alimentation pauvre en hydrex, et du développement de la poussée trop loin en aval. Voilà une explication des chemtrails en tant que résidus surabondants d’un procédé inefficace. L’équivalent de l’hélicoptère serait le véhicule discoïdal: le générateur à flamme est la colonne centrale diélectrique du vortex qui s’évase vers le haut, les turbines à la base se trouvant au potentiel positif. Le flux négativement chargé émane de fentes conductrices circulaires en haut, suit la surface périphérique et converge vers la base en générant un effet Coanda. La turbine alimentée par un mélange enrichi en hydrex consommera nettement moins de kérosène, stimulera la neutralisation des catalyseurs nucléaires et contribuera son énergie de fusion. Pour un petit discoïde, le générateur à flamme est placé au sommet, développant son vortex au-dessus du véhicule, la force ascensionnelle des gaz chauds s’amplifiant par désintégration induite, l’effet Coanda étant produit par aspiration centripète sur la surface supérieure plutôt que soufflage centrifuge, comme précédemment. En somme, l’engin est suspendu à sa propre tornade électrisée! Dans l’Aurora, l’EMHD en aval augmente mécaniquement le potentiel du générateur à flamme et accélère encore la désintégration par excitation électromagnétique. Outre la MHD fonctionnant en continu, une méthode de conversion simple d’une partie de la puissance en électricité consiste à utiliser un flux aérodynamique oscillant aux fréquences acoustiques et à en convertir la très haute tension pulsée.

      La production de 20MW additionnels ne consommerait donc qu’une fraction seulement des 1mg/sec d’Uranium, soit 86.4g/jour de la seule fission alpha, l’essentiel étant fourni par la fusion, ouvrant la perspective de voyages habités dans le système solaire et inhabités vers les étoiles voisines. Dans l’espace, le plasma, directement éjecté, fournit des poussées comparables à celles du système Vasimr

      Noter le contraste avec la fission à neutrons qui nécessite, pour une même puissance, plusieurs centaines de kilos d’Uranium fortement enrichi, une enceinte à neutrons avec, en prime, production abondante de déchets radioactifs de longue demi-vie et de Plutonium. Le crash d’un avion à réacteur nucléaire classique serait un véritable Tchernobyl.

      Un générateur à jet diélectrique expliquerait l’atroce lance-flamme à plasma testé depuis un tank américain à Bagdad: l’autobus visé se tordit en une masse fondue plus petite qu’une coccinelle VW, des hommes volatilisés rétrécissaient jusqu’à la taille de fœtus. L’engin avait été décrit dans la littérature sanskrite en tant que Rayon de Brahma: sa forte charge positive obligeait ses opérateurs à rester en contact en s’isolant du milieu ambiant et ses effets évoquaient l’irradiation nucléaire.

      La radioactivité ainsi stimulée ne se prête pas facilement à la construction de bombes nucléaires: outre l’encombrement substantiel d’un générateur de plusieurs millions de Volts, le temps de la conversion accélérée des matériaux radioactifs en énergie, au minimum de quelques dixièmes de secondes, est de plusieurs milliers de fois supérieur au temps nécessaire à la désintégration explosive du système par l’onde de choc, qui mettrait fin au processus. En outre, les molécules d’hydrex seraient instantanément décomposées. De même, un tel système est inadapté à la construction de ‘bombes sales’ : du fait que la désintégration accélérée concerne particulièrement les isotopes dangereux de courte durée de vie tels que le radium, le radon ou le polonium, l’interruption du processus aboutit essentiellement à de l’Uranium partiellement désactivé. Finalement, et toujours en raison de l’encombrement substantiel, le procédé est mal adapté à la propulsion de petits missiles ou drones. À cet effet, l’US Air Force envisage la désintégration accélérée de l’isomère excité du Hafnium 178, obtenu dans un réacteur nucléaire ou un accélérateur, qui dégage 2.4MeV lorsqu’il est irradié par des rayons X de 40  KeV.

H. Leuenberger, P. Huber, P. Nyikos, and H. R. Kobel, Effect of an External Electric Field on the Decay Constant of 99Tcm in Halogen Complexes, Helvetica Chimica Acta, Vol. 55, No. 99,1972, p.961

Howard R. Reiss, Nuclear Beta Decay Induced by Intense Electromagnetic Fields: Basic Theory, Phys. Rev. C, Vol. 27, No. 3, March 1983, p. 1199, Forbidden Transition Examples, p. 1229; Accelerated Beta Decay for Nuclear Waste Disposal, Proceedings of the Symposium for Nuclear Waste Management, Vol. 1, 1984, p. 593-6; Simultaneous Electromagnetic Enhancement of Nuclear Beta Decay and Isomeric Transitions, Phys. Rev. C, Vol. 31, No. 6, June 1985, p. 2238; Enhancement of Forbidden Nuclear n Decay by Low-Frequency Electromagnetic Fields, Infrared Physics, Vol. 25, No. 1/2, 1985, p. 525

J. L. Friar, and Howard R. Reiss, Modification of Nuclear Beta Decay by Intense Low-Frequency Electromagnetic Waves, Phys. Rev. C, Vol. 36, No. 1, July 1987, p.283

 

 

Quid de l’antigravitation ?

      Des anomalies sont rapportées qui suggèrent des phénomènes sortant du cadre de la physique conventionnelle, mais elles se révèlent difficiles à reproduire, de même que les réalisations de certains inventeurs.

Les théories semblent encore préliminaires. Des travaux existent néanmoins.

Par exemple:

http://www.gravity-society.org

http://xxx.lanl.gov/abs/physics/0209051

http://xxx.lanl.gov/abs/gr-qc/0204064

http://xxx.lanl.gov/abs/gr-qc/0208024

 

Quel que soit le mécanisme fondamental exact de la gravitation, la remarque suivante mérite d’être faite :

       Considérons des dipôles oscillant spontanément à une certaine fréquence, par exemple des électrons autour de noyaux d’hydrogène. Outre leur interaction coulombienne de proximité à l’origine de la force attractive de Van der Waals en 1/R7, l’interaction électrocinétique entre dipôles liée à la dérivée temporelle du potentiel vecteur aboutira, suivant G. Preparata, à des états collectifs cohérents du système à la fréquence fondamentale minimisant l’énergie : les dipôles synchronisent spontanément leurs oscillations dans des domaines de cohérence de dimension égale à la longueur d’onde correspondante en empruntant, lorsque la température du système est négligeable, l’énergie électromagnétique nécessaire au vide. Il en résulte potentiellement, à travers une réduction de l’énergie collective du système au sein de ses domaines de cohérence, une attraction de longue portée entre dipôles individuels, dont le potentiel décroît comme 1/R et la force attractive comme 1/R2, ce qui ressemble fort à la gravité (sur des distances certes de moins de 10m à la température ambiante entre orbitales atomiques. Toutefois, le mécanisme est envisageable à l’échelle universelle et aux températures usuelles, pour les micro-mouvements oscillatoires des particules chargées et des dipôles élémentaires, et la température critique correspond alors à l’énergie de la particule).

      L’interaction est attractive, car le système tend à minimiser son énergie en en accaparant un maximum au vide. En augmentant la température, certains des modes collectifs sont alimentés par de l’énergie réelle et non plus empruntée. Les dipôles échangent ou se couplent à de l’impulsion effective et l’effet de cohérence forcée devient partiellement répulsif : la ‘masse gravitationnelle’ des dipôles se réduit en conséquence. Ce serait là l’interprétation intuitive du curieux résultat de Donoghue, Holstein et Robinett en électrodynamique quantique, qui inspira les expériences de Fran de Aquino. Quand la température est infinie au sens de la mécanique statistique, c’est-à dire qu’il y a autant de dipôles ‘excités’ que dans l’état fondamental, d’émetteurs que de récepteurs de photons réels, les ‘masses gravitationnelles’ induites s’annulent. Maintenant supposons - la température d’ensemble étant basse - que, parmi les dipôles passifs, il y en ait un qui soit actif, c’est-à-dire qu’il émette un rayonnement à la fréquence fondamentale et qu’il alimente donc le système, sa température étant négative. La cohérence d’autres dipôles avec lui n’abaissera plus l’énergie collective, mais aboutira à un échange d’impulsion et de photons réels, et donc engendrera une répulsion vis-à-vis des autres dipôles. La ‘masse gravitationnelle’ du dipole actif s’est inversée. La gravité spontanée s’est donc muée en antigravité induite.

      Cela justifie l’identification que fit Stueckelberg entre le signe de la masse et de la température inverse 1/T. Le pendant macroscopique de ce processus serait le système H de Fran de Aquino. Il s’agit simplement d’un émetteur de rayonnement électromagnétique de fréquence extrêmement basse, apparemment confiné à une enceinte où la vitesse de la lumière a été considérablement ralentie par la très haute perméabilité m  et permittivité effective locale e, et où la longueur d’onde s’est fortement rétrécie. (La permittivité effective élevée correspond ici à une haute conductivité s ) De tels photons ne peuvent, en mécanique quantique, être strictement localisés dans l’enceinte, celle-ci étant entourée, à la fréquence de 10mHz du système H, d’une onde évanescente englobant cent fois la distance Terre-Lune!

      L’impulsion p qu’ils transmettent augmente avec la perméabilité et la permittivité effective du milieu confinant, car p = DxB = em ExH: leur vitesse diminue comme la racine carrée de 1/em , mais l’impulsion qu’ils transmettent augmente davantage encore, ce qui les rend tachyoniques. À travers leur onde évanescente, ces photons peuvent être réfléchis (absorbés et ré-émis) par la Terre dans son ensemble par effet tunnel, y créant des états cohérents alimentés par l’émetteur. Voilà peut-être l’essence de l’approche proposée par James Corum au Breakthrough Propulsion Program de la Nasa, qui est considérée prometteuse par les spécialistes. Autre conséquence possible: la formule de Fran de Aquino, exprimant la variation de la masse gravitationnelle mesurée en fonction de l’impulsion émise et réabsorbée entre l’antenne et la Terre, à travers l’onde évanescente qui les couple. L’effet peut se comprendre soit comme un simple échange d’impulsion électromagnétique entre l’antenne et la Terre, soit comme une compensation active, voire une surcompensation du potentiel local (inversion du poids dans les deux cas précédents), mais non comme une réelle inversion de la masse vis-à-vis du potentiel de l’Univers dans son ensemble. La seconde possibilité s’accorde avec l’expérience effectuée par de Aquino avec la photoluminescence, mais la dernière impliquerait une inversion de la masse inertielle, selon l’optique de Mach, que de Aquino considère impossible.

      Des phénomènes similaires se manifesteraient nécessairement dans les plasmas supercritiques contenant des modes cohérents d’Alfven. Particulièrement intéressante à cet égard est la récente découverte de modes électromagnétiques ultra-lents (57m/sec) par battement des fréquences principales (~514.5nm) du faisceau d’un Laser à Argon modulé en basses fréquences dans un Rubis. D’autres possibilités concernent la magnétostriction et les modes acoustiques lents et intenses des gyroscopes en précession forcée. Si ces expériences se confirment, l’inversion de l’accélération gravitationnelle, du moins relativement à la Terre ou à des corps célestes proches, devient réalisable pour un véhicule. (L’expérience de de Aquino inverse le poids d’une boule de Fer pur de 60Kg avec une énergie modeste!) Si l’on souhaite étendre le raisonnement à de plus hautes fréquences et au delà des domaines de cohérence monochromatiques, comme dans la luminescence et d’autres phénomènes énergétiques, on doit non seulement considérer les échanges (virtuels ou réels) de photons entre oscillateurs réels (atomes, molécules dans leur domaine de cohérence, la Terre dans l’onde évanescente d’une antenne), mais avec les dipôles virtuels du vide de la théorie des champs, avec leurs modes cohérents locaux et universels, au sein d’une théorie complète de la gravité induite telle que la proposa Sakharov en 1967, mais qui reste encore à l’état de prototype. Dans son article de synthèse de 1982, S. Adler note: (p.747) la courbure induite R... ‘est déterminée par la dynamique détaillée dans le domaine infrarouge’, c’est-à-dire dans les très basses fréquences. Dans ce cas, des masses gravitationnelles localement négatives et la conversion de l’énergie gravitationnelle deviennent possibles (énergie → antigravitation voire gravitation accrue → énergie, ce qui peut être un mode de propulsion à proximité d’objets massifs).

http://xxx.lanl.gov/abs/physics/0205089

http://www.americanantigravity.com/deaquino.html (nombreuses références et articles en ligne)

http://www.mypage.bluewin.ch/Bizarre/GRAV.htm 

E.C.G. Stueckelberg & P.B. Scheurer ; Thermocinétique phénoménologique galiléenne, Birkhäuser Verlag 1974.

Giuliano Preparata; QED coherence in matter, World Scientific 1995

John F. Donoghue, Barry R. Holstein ; Aristotle was right : heavier objects fall faster, Eur. J. Phys 8(1987) pp105-113

Stephen L. Adler; Einstein Gravity as a symmetry-breaking effect in quantum field theory, Rev.Mod.Phys. V54-3, pp729-766, July 1982.

 

Gravité, éther et EMHD

Des chercheurs s’orientent aujourd’hui vers une théorie dans laquelle les corps massifs absorbent continûment un flux de paires de particules-antiparticules virtuelles. Les anciennes expériences de type Michelson-Morley ont même été ré-interprétées en ce sens. Dans ce contexte, la gravité et ses repères résulteraient d’un état cohérent de paires de fermions-antifermions virtuels associés en tenseur de Tetrode, équivalent à la Vierbein, racine de la métrique: hma = Y mg aY . Vu que de telles paires sont généralement associées à un moment dipolaire et à un courant de déplacement, il en résulte que ce flux est modifié par l’EMHD, capable d’accélérer ces dipôles virtuels.

Nov 2003: À ce jour, ni les expériences de Fran de Aquino, ni celles d’autres chercheurs concernant de prétendues anomalies gravitationnelles n’ont pu être indépendamment confirmées. À ce sujet, visitez http://www.gravitation.org/English/english.html

 

 

Récapitulatif de la propulsion électrodynamique

  État du gaz Dissipation ohmique Volume accélérateur Source d’énergie dans le volume accélérateur susceptible de contribuer à la propulsion Efficacité
MHD ionisation totale importante très réduit, sauf par effet de Hall dans un plasma ou l’ionosphère serait dissipée intéressante pour l’effet Hall
EHD excitation nulle moyen à immense oui, basé sur la chimie et les réactions nucléaires à basse énergie dans le voisinage immédiat. bonne: sur-unité locale possible
EMHD excitation, ou ionisation et fonctionnement au-dessus de la fréquence de coupure, sauf pour les réflecteurs nulle 

ou

faible

moyen 

à immense,

en radio-sonique

comme pour l’EHD, mais la radio-sonique permet d’exploiter une énergie externe, atmosphérique ou héliosphérique comme l’EHD.

 

Conclusion

      Dans l’hypothèse de la seule accélération d’un milieu matériel, la propulsion électrodynamique se révèle utile en tant que complément à son pendant thermodynamique traditionnel, afin de faciliter la pénétration d’un véhicule et d’en vaincre la turbulence. Dans ce contexte, on utiliserait, par ordre d’importance décroissant,

[1] La thermo-aérodynamique (réacteurs, statoréacteurs...)

[2] L’EHD globale, dont la très haute tension est directement produite par [1] et qui agit sur le véhicule et son onde de choc dans leur ensemble pour diminuer la traînée. La micro-EHD en surface, à l’intérieur de l’onde de choc. Toutes deux exploitent l’accélération de vastes masses d’air, l’électrocondensation de l’eau en amont et ses réactions en aval impliquant des orbitales nucléaires de molécules d’hydrogène exotiques. L’EHD ne fonctionne qu’au-dessus de 10 Torrs, soit en deçà de 30Km d’altitude.

[3] MHD à effet de Hall dans l’ionosphère et aux nombre de Mach élevés, ou en utilisant la force de Laplace, également à haute altitude, sur des régions limitées où de grandes densités de force sont souhaitées.

[4] L’EMHD pour contrôler les flux aérodynamiques sur certaines régions, y compris dans le propulseur principal à basse altitude. À l’instar de [2], exploite l’hyperpolarisabilité de l’argon, de l’azote excités et l’électrocondensation de l’eau, ainsi que la pression et un biais magnétique de Hall pour y augmenter la résistance diélectrique. En présence de champs hyperintenses, les plasmas se figent en diélectriques et peuvent être accélérés par EMHD sans dissipation. Reste à savoir produire de tels champs.

      Dans l’exemple du soucoupoïde hypersonique, une telle répartition est envisageable: turbines ou statoréacteurs de 70MW, dont 20MW iraient aux générateurs à flamme, et un bloc d’alimentation interne de 50 MW pour l’accélérateur à protons, la polarisation des générateurs à flamme, la micro-EHD et l’accélérateur de Hall en surface. Ce qui confine un tel engin à l’état de prototype perpétuel, c’est le poids, le prix, la consommation et l’encombrement du système turbine à gaz/alternateur supra de 50MW. Seul le développement d’un convertisseur thermonucléaire direct compact et léger à hydrogène bore rendra un tel véhicule opérationnel.

      Et si l’EHD et l’EMHD agissaient sur le vide? Alors de nombreuses limitations de ces méthodes seraient levées, leur rôle dans la propulsion d’un véhicule pourrait s’accroître, et ledit véhicule aurait accès à l’espace. Il semblerait que l’action propulsive des gradients du champ électrique en EHD disparaissent en dessous de 10 Torrs, du moins au premier ordre, ce qui jette un doute sur le vide en tant que milieu matériel polarisable pouvant être soumis à des forces, bien que des effets subtils ne soient pas exclus.

      L’alimentation n’est pas nécessairement purement chimique.

      Des sources d’énergies alternatives existent bel et bien, avec, pour la plupart, une justification théorique et expérimentale. Et même quand les théories sont incomplètes, la perspective d’une avancée de nos connaissances fondamentales ainsi que d’une croissance économique, fondée sur l’exploitation des ressources du système solaire, d’une énergie abondante, économique et propre, d’une neutralisation des déchets radioactifs et d’une reconversion de l’industrie semi-militaire du plutonium et de l’uranium enrichi est immense. Le fait que la majorité des universités ignorent ces phénomènes est un scandale.

      Quant à la menace d’applications néfastes de telles technologies, elle est largement éclipsée par celle d’un monde de plus en plus injuste, pauvre, pollué, menacé par des armes nucléaires miniaturisée au plutonium de contrebande, par de nouveaux Tchernobyls accidentels ou provoqués, et pris dans la spirale infernale de conflits ethniques ou religieux motivés par le seul contrôle financier du pétrole.

      La vérité est que nous n’avons plus besoin des guerres du pétrole depuis plusieurs décennies.

 

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       * Une onde électromagnétique circulairement polarisée qui se propage dans un plasma le long du champ magnétique est dite ordinaire si ses vecteurs transverses tournent avec les électrons de façon à ce que l’onde se convertisse en magnétisation, et extraordinaire s’ils tournent contre eux et diminuent la magnétisation en faisant gagner de l’énergie à l’onde. Le carré de l’indice de réfraction vaut N+2=1-fp2/f(f  + fc) + Fp2/f(f  + Fc) ~ 1+Fp2/Fc(Fc + f) ~Fp2/FC2  en présence d’une onde de fréquence  f supposée modeste, où on a utilisé que fp2/fC =  Fp2/FC. Le signe plus désigne l’onde ordinaire, le moins l’onde extraordinaire, fp est la fréquence électronique du plasma,  fc la gyrofréquence électronique, et les fréquence en F majuscule sont celles des ions. Il en résulte vA= c/N = B(P/mr )  , où r  est la densité pondérale des atomes ionisés et P leur charge positive. Afin de minimiser cette vitesse, on gagnera à augmenter la densité des ions atomiques ou moléculaires et leur masse, tout en maintenant leur ionisation unitaire, ce qui indique un plasma à basse température. Il ne faut pas négliger la contribution importante à m , la perméabilité et à N, l’indice de réfraction, des atomes excités lourds à couches internes incomplètes, fortement ferromagnétiques. La magnétisation induite par l’effet Faraday inverse est inversement proportionnelle à la fréquence et proportionnelle à l’intensité de l’onde, elle même proportionnelle au cube inverse de sa vitesse. Elle devient donc singulière aux très basses fréquences et vitesses d’Alfven. (retour au texte)

     ** Traduction de l’axiome fondamental: la technologie visant à la moindre action, c’est-à-dire à l’effet maximal en minimisant les nuisances, qu’elles soient liées à une consommation excessive de ressources financières ou naturelles, à de la pollution chimique, électromagnétique ou à du bruit, les réalisations y contrevenant sont condamnées à la marginalité. Cela explique que certains véhicules discoïdaux resteront d’éternels prototypes. (retour au texte)

     *** L’énergie dépensée D E = 1/2 mD (v2) augmente comme la différence du carré de la vitesse, mais le gain d’impulsion est de D p = Fdt = mD v, proportionnel à la différence des vitesses ou à la force. Tous sont proportionnels à la masse. Il est  donc plus avantageux, avec une même force F = eE liée à un même champ électrique E s’appliquant à une même charge e d’accélérer une masse m importante, et donc un volume important et dense de poussières ou d’un aérosol de gouttelettes chargées à une faible vitesse additionnelle que quelques ions, voire électrons, à une vitesse importante. De ce point de vue, l’électrocondensation est intéressante, puisque sans modifier la masse du fluide, elle le transforme en aérosol chargé en attachant ses nombreuses molécules d’eau aux ions isolés. (retour au texte)

     **** En physique classique, André Koch Torrès-Assis avait récemment discuté de la variation de la masse dans le cadre de l’électrodynamique de Weber (1846) ;  Olivier-Costa de Beauregard dans celui de l’approximation de Darwin des potentiels retardés (1920). Mikhailov vérifia expérimentalement le phénomène. Sous l’effet d’un potentiel U, la masse dynamique classique mo d’une charge élémentaire dans une sphère chargée se modifie comme m = mo + 2eU/3c2  dans l’approximation de Darwin avec de petites vitesses égales et opposées pour la particule et la sphère qui l’entoure, de sorte que action = réaction, ou bien comme m = mo + eU/c2 dans la théorie de Weber.
     Wei Min Jin proposa récemment une équation de Dirac non-linéaire et invariante sous l’inversion du temps, où l’interaction, introduite grâce à m = mo + J^A/c2 (J est le pseudovecteur de courant et A le quadrivecteur de potentiel), élimine certaines incohérences de la théorie standard, justifie la variation de la masse ainsi que l’action classique de la particule relativiste chargée.
      La théorie correspondante serait nécessairement invariante sous les transformations d’échelle, afin d’empêcher la transformation d’Humains en Schtroumpfs et vice-versa. (Mais il en irait peut-être autrement de l’antimatière). Étant donné qu’un potentiel eU ~ 2.25MV quadruplera la masse dynamique des électrons, l’échelle spatiale et certaines constantes varieront de sorte que les atomes, c’est-à-dire les orbitales électroniques, gardent leur taille standard et que la physique reste conforme à l’expérience, ainsi que l’avaient proposé H. Weyl, A.S. Eddington et P.A.M. Dirac. Pour cette raison, les formules de la physique atomique, qui supposent inchangées la masse de l’électron et l’échelle, restent valables. (L’orbitale d’hydrogène est invariante sous le groupe conforme SO(2,4)).
      Il en va peut-être différemment de la physique nucléaire. Tandis que l’énergie totale et la taille des atomes restent constantes, le diamètre relatif des noyaux, en revanche, quadruplerait. Dans ce cas, l’intensité des perturbations électromagnétiques auxquelles les soumettent leurs électrons périphériques augmentera sensiblement, de concert avec la probabilité d’émission d’une particule alpha ou bêta. À quoi pourrait s’ajouter la contribution à la liaison nucléaire d’une énergie assimilable à une constante cosmologique, telle que la proposa G. Shipov, qui serait modifiée. (retour au texte)

Wei Min Jin; From time inversion to nonlinear QED, http://xxx.lanl.gov/abs/quant-ph/0001029

O.Costa de Beauregard; Electromagnetic gauge as integration condition: Einstein mass-energy equivalence... pp77-104 in Advanced Electrodynamics, T.W. Barett, D.Grimes eds, World Scientific 1995.

P.A.M. Dirac; Long Range Forces and Broken Symmetries, Proc. Roy. Soc. A333 (1973), p 403.

Yuri A. Baurov; Structure of Physical Vacuum, http://xxx.lanl.gov/abs/physics/9907009